Strasbourg | Animation estivale

Quatorze équipages testent les limites de la poussée d’Archimède

La désormais traditionnelle course de baignoire a réuni quatorze équipes sur la presqu’île Malraux ce dimanche. Une épreuve déjantée où les concurrents s’affrontent sur des embarcations faites de bric et de broc.


Chaque embarcation est fabriquée à partir de bidons en guise de flotteurs, et d’une baignoire.
Photo DNA /Maksym TOUSSAINT

Qui de la pirogue tahitienne, du « Cagette-palette Pearl », de la diligence aquatique tirée par Jolly Jumper ou de toutes les autres embarcations loufoques remportera le trophée Archimède ? Impossible d’établir un quelconque pronostic avant le début de la course de baignoires ce dimanche à la presqu’île Malraux, tant le potentiel de ces objets flottants non identifiés relève de l’inconnu.

Une course et une certaine créativité

Pas un seul n’a encore été expérimenté, la flottaison est théorique. Comme le veulent les règles mises en place par l’Association des résidents de l’Esplanade (ARES), qui organise cet événement depuis 2011, chaque équipe a reçu une baignoire et des bidons flottants, censés servir à la constitution d’un radeau. Une base à partir de laquelle les participants ont pu exprimer leur créativité. Certaines embarcations semblent tenir compte des règles d’aérodynamisme et de prise avec l’eau, comme le catamaran élaboré par Benjamin Westerfeld pour son groupe de copains : « Je suis moniteur de voile à Plobsheim, ce qui fait que j’avais pas mal de matos à disposition », explique-t-il. D’autres sont plus expérimentales, à l’image de la pirogue de l’US Foot de Ittenheim, constituée de deux parties reliées par des planches : les bidons d’un côté, la baignoire de l’autre. « Nous avons gagné deux fois depuis la première édition, relate Nicolas Thurnherr, le gardien de l’équipe des vétérans du club. Donc on s’est dit qu’il fallait essayer des choses nouvelles ».

Le principe de la poussée d’Archimède est calculé à la louche : « Ce sont des maths de l’à peu près », confesse Gaëlle, de l’équipage du « Be Honey ». Pour la répartition des postes, l’équipage a déjà un schéma très précis en tête : « On va mettre les gros derrières, il y a des bidons supplémentaires. Et moi au milieu, qui bat la cadence » pouffe la jeune femme. Qu’importe, la victoire est secondaire : « L’important, c’est que ce soit notre cœur qui parle, même si on finit à moitié à la nage, s’emballe Corentin Schickler, de l’équipe des animateurs de l’ARES. On est derniers chaque année depuis 9 ans, on vise l’avant-dernière place ».

Nouveau record : dix secondes de flottaison

Quatorze embarcations se présentent sur la ligne de départ dans le bassin d’Austerlitz, mais seules treize partent vraiment : à peine baptisé au contact de l’eau, le radeau « Roger », disloqué, doit recevoir les derniers sacrements. Son équipage est contraint de regagner la berge, à la nage. « Un nouveau record vient d’être établi : dix secondes de flottaison ! » taquine le commentateur au micro. Le Taitt’ti tangue lui aussi, ses occupants tombent deux fois à l’eau mais, braves marins, ils persistent et réussissent à répartir leurs poids pour que la pirogue prenne le large.

Une fois les baignoires en ligne, le top départ est donné. La clameur du public, massé sur les quais et la passerelle, encourage les rameurs. Dès les premiers mètres, le catamaran prend la tête talonné par l’EPIDE. Au virage près de la bouée gonflable, ils forment un peloton de tête avec le Country club. Après un passage sous la passerelle, les embarcations longent la médiathèque puis doivent faire demi-tour. Le catamaran faiblit quelques mètres avant l’arrivée ce qui permet à la diligence du Country club et l’EPIDE de lui passer devant. Tant bien que mal, les autres embarcations franchissent la ligne d’arrivée. Au total, tous auront passé une bonne vingtaine de minutes à pagayer à un rythme effréné : une participante a d’ailleurs dû être prise en charge par les secours à l’arrivée.

Victorieux, l’équipage du Country club n’en revient pas : « On n’avait pas trop le moral en voyant qu’il y avait autant de jeunes, s’amuse Daniel Schosseler, leur capitaine. On a prouvé qu’on assurait encore malgré l’âge et que, la country, ce n’est pas que dans les jambes ! »

© Dernières Nouvelles d’Alsace, lundi 8 juillety 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Fronts de Neudorf | Les dix ans des Docks

Courses de baignoires flottantes en vue: l’opération Archimède revient dimanche à Malraux

La 9e  édition de l’opération Archimède, la désormais célèbre course de baignoires flottantes organisée presqu’île Malraux en ouverture des Docks d’été, se tiendra ce dimanche 7 juillet. Une vingtaine d’équipages sont annoncés.


Sur les bassins de la presqu’île Malraux, lors de l’opération Archimède, l’été dernier.
Photo archives DNA /JEAN-CHRISTOPHE DORN

L’Opération Archimède a vu le jour en juin 2011, à l’occasion des Rencontres fluviales de Strasbourg. Depuis, chaque année, les éditions se suivent avec un nombre grandissant d’embarcations, passant de six équipages à l’origine à 20 cette année. Cette course d’objets flottants non identifiés se tient depuis 2015 presqu’île Malraux, où elle ouvre traditionnellement les Docks d’été. La 10e  édition n’y fera pas exception.

Tout le monde est le bienvenu pour participer à cet événement organisé par l’ARES en lien avec la Ville, et qui mobilise une partie de l’équipe du centre socioculturel depuis le mois de janvier dernier. Des familles, des groupes d’amis, des associations sportives ou d’insertion, des commerces, des entreprises… ont déjà pris part à la course. Cette année, une vingtaine d’embarcations seront alignées pour défendre leur pavillon, parmi lesquelles celles d’Emmaüs, de l’Épide, des Petits Loups d’Eschau, de l’Union sportive d’Ittenheim ou encore du Country Djeis Bodina, qui assurera aussi l’animation dans les stands de départ.

Tel un carnaval sur l’eau

Tel un carnaval sur l’eau, les embarcations sont customisées et décorées avec du papier mâché, du tissu, du bois, et toujours beaucoup d’imagination ! Les équipes rivalisent de créativité et d’ingéniosité pour espérer gagner en ergonomie et en vitesse. Lors de la course, la force des bras, les jambes, le vent… tout compte ! Pour cette 9e  édition, un prix du public a été créé en plus de celui décerné par le jury d’experts. À noter que les baignoires seront positionnées sur la ligne de départ en fonction du classement effectué par les deux jurys.

Dimanche 7 juillet, dès le matin, un paddock ouvert au public sera aménagé presqu’île Malraux pour permettre aux équipes de finaliser leurs embarcations. À 14 h, tout le monde rejoindra le paddock. Le public pourra s’y promener, voir les embarcations de près, les photographier et discuter avec les équipages. Certains prévoient même des animations. Les spectateurs pourront ensuite prendre place autour du bassin, ou s’installer confortablement sur la plage en attendant la course, prévue à partir de 16 h 30.

Opération Archimède, dimanche 7 juillet à partir de 14 h, presqu’île Malraux.

Archimède, la course de baignoires strasbourgeoise

Ils sont fous ces Strasbourgeois! Si vous ne faisiez pas partie du millier de personnes venues encourager la course de baignoires (oui, de baignoires!) pour le lancement des Docks d'été-Strasbourg.eu sur le bassin de la presqu'île Malraux, voilà l'arrivée des premiers, une bande de copains, Simon, Florian, Nicolas et Pascal, qui participaient pour la première année sous le nom des Turbi. Toutes nos photos à retrouver très vite sur dna.fr. @ARES – Association des Résidents de l'Esplanade à Strasbourg Strasbourg.eu Opération Archimède 8

Publiée par DNA Strasbourg sur Dimanche 8 juillet 2018

Ils sont fous ces Strasbourgeois! Si vous ne faisiez pas partie du millier de personnes venues encourager la course de baignoires (oui, de baignoires!) pour le lancement des Docks d’été-Strasbourg.eu sur le bassin de la presqu’île Malraux, voilà l’arrivée des premiers, une bande de copains, Simon, Florian, Nicolas et Pascal, qui participaient pour la première année sous le nom des Turbi. Toutes nos photos à retrouver très vite sur dna.fr. @ARES – Association des Résidents de l’Esplanade à Strasbourg Strasbourg.eu Opération Archimède 8

 

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Loisirs

Strasbourg: le ciné plein air de l’ARES annulé ce samedi soir au parc de la Citadelle


Le parc de la Citadelle à Strasbourg

Dans un communiqué, le centre socioculturel de l’Esplanade, à Strasbourg, association des résidents de l’Esplanade (ARES), a annoncé qu’il annulait sa séance de cinéma en plein air de ce samedi soir. C’est le bureau de l’association qui a pris cette décision – la séance devait avoir lieu à 22h, dans le parc de la Citadelle et le film “ET l’extraterrestre” devait y être projeté.

L’ARES se félicitait du choix du lieu, l’îlot central du parc, qui “offre des gradins verts naturels”, avec “un accès pour le public par les deux ponts”.

 Ce sont visiblement les conditions de sécurité imposées par la Ville de Strasbourg qui ont contraint l’ARES à renoncer. “Les services compétents ont appliqué la règlementation  incendie d’un Établissement Recevant du Public (ERP) qui stipule qu’au-delà de 500 personnes, l’établissement doit disposer de trois issues de secours pour l’évacuation du public en cas d’incendie”, écrit l’association.

 Ironiquement,l’ARES, qui se dit “soucieuse de respecter la réglementation”, indique également ne pas disposer “des moyens nécessaires à la construction d’un troisième pont” et avoir renoncé “à faire appel aux services du génie militaire pour son installation”.

 L’ARES précise que c’est “à regret” qu’elle annule cette projection. Les animations “Bain de culture” et à destination des enfants, le pique-nique, et l’ARES en Scène sont maintenus.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 16 juin 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Dimanche 9 et lundi 10 juin

Une déambulation théâtrale au cœur de la cité Spach à Strasbourg

La Maison théâtre, à l’Esplanade, accueille depuis janvier 2018 une résidence de l’auteur dramatique Sébastien Joanniez. Elle se terminera ces 9 et 10 juin par une déambulation théâtrale au cœur de la cité Spach. Attention, inscription obligatoire !

Laurent Bénichou, de la Maison théâtre, propose ce week-end une déambulation théâtrale au cœur de la cité Spach.  Photo DNA  / Michel FRISON

Quand elle s’est installée au théâtre du Tambourin, il y a cinq ans – l’anniversaire sera fêté en bonne et due forme fin août –, la Maison théâtre s’était donnée pour objectif de travailler en partenariat avec les différentes structures présentes sur le quartier. « Quand nous avons imaginé accueillir en résidence des auteurs dramatiques, l’Ares nous a associés à son projet à la Cité Spach », rappelle le comédien et metteur en scène Laurent Bénichou, qui gère la Maison théâtre. « Dès le départ, l’idée était de construire une relation sur la durée, pour pouvoir lever les barrières et être au plus proche des habitants. Pour regagner du terrain, aussi, sur des lieux que nous avions parfois laissés à l’abandon en cantonnant le théâtre dans les salles. Dans ce projet, on s’immerge dans le quartier. »

Une première expérience, il y a deux ans, avait conduit l’auteur et comédien Christophe Tostain à écrire à partir de ses rencontres, de l’actualité et de la vie du territoire. Cela avait débouché sur un recueil de textes – Spach a dit – et s’était clôturé par une première déambulation théâtrale au cœur de la cité Spach, en juin 2017.

Une autre façon de découvrir le quartier

C’est à une nouvelle déambulation que convie ces dimanche 9 et lundi 10 juin à 14 h, 16 h et 18 h, la Maison théâtre. Toujours Cité Spach, cette fois dans le cadre de la résidence de l’auteur dramatique Sébastien Joanniez, qui depuis janvier 2018 travaille sur la thématique de « L’art d’y croire ». Pas sur le plan religieux, mais au sens large : croire en l’amour, l’homme, le progrès, l’avenir, l’art… Il a accompagné des groupes pour faire émerger des pistes de travail, a mené des ateliers d’écriture avec les collégiens – au collège Rouget-de-Lisle à Schiltigheim et Vauban à Strasbourg –, les habitants, l’association Viva Spach, etc.

En sont nées des esquisses de dialogues, des récits, des monologues, des parties chorales. L’auteur a pris cette matière, l’a retravaillée, transformée, en a dégagé des séquences, des personnages… C’est tout cela et plus encore qui sera présenté ce week-end dans le cadre de Spach en fête.

Un kaléidoscope d’idées

La déambulation partira de La Ruche 35 et proposera à travers neuf arrêts autant de raisons d’y croire (ou pas), offrant au passage une autre vision de la cité. Une trentaine d’acteurs y participeront. Parmi eux des ados, des habitants du quartier, des élèves comédiens du conservatoire de Colmar… « Et au final, un kaléi­do­scope d’idées, d’impressions, de rêves, d’espoirs. Pour ten­ter de répon­dre à la ques­tion qui se pose depuis le début : pourquoi tout ça plutôt que rien ? », conclut Laurent Bénichou.

« Mieux m’attend », déambulation théâtrale au cœur de la Cité Spach, ces dimanches 9 et lundi 10 juin à 14 h, 16 h et 18 h. Départ à La Ruche 35, au 35, rue Vauban à Strasbourg. Jauge de 25 places. 6 €, inscriptions au 03 88 61 07 30 ou à reservation@lamaisontheatre.eu

© Dernières Nouvelles d’Alsace, vendredi 7 juin 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Esplanade – Avec les lycéens de Marie-Curie

Zéro déchets

Après le pique-nique, la chasse aux détritus ! Document remis

Le lycée Marie Curie a organisé samedi 18 mai un pique-nique zéro déchets ainsi qu’un nettoyage du parc de la Citadelle, en partenariat avec l’ARES, l’association Alexis And Co et la Ville de Strasbourg. Le personnel du lycée, les élèves et des habitants du quartier y ont participé. Après avoir partagé un pique-nique qui respectait l’objectif « zéro déchets » quant à la qualité d’emballage des aliments, les participants se sont munis de gants, de pinces et de sacs-poubelles et sont partis à la chasse aux détritus. « Le constat qui a pu être fait est que le parc est bien tenu par la ville, malgré la grande présence de mégots, pourtant interdits dans les parcs », note Alexis Taube – Le Guern, l’une des chevilles ouvrières de la journée.

Cette opération s’inscrit dans une démarche de sensibilisation des élèves au développement durable menée par le lycée Marie-Curie : une classe de seconde a notamment travaillé sur ce sujet durant toute l’année, en ponctuant les réflexions de visites comme celle d’un centre de valorisation des déchets de la ville. D’autres actions ont été menées, avec des expositions sur le gaspillage alimentaire ou la participation de l’établissement à l’opération « Au boulot à vélo ».

Les organisateurs réfléchissent d’ores et déjà à la tenue d’une seconde édition du pique-nique zéro déchets pour l’année prochaine !

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mardi 21 mai 2019. – Tous droits de reproduction réservés

L’agenda

Conférence gesticulée autour

du service public

Vendredi 26 avril. La Ville de Strasbourg vous invite le vendredi 26 avril à 20 h au Théâtre du Tambourin (7 rue d’Istanbul) pour la conférence gesticulée Tagada soin soin : les astuces de sioux d’une aide-soignante à l’hôpital du commerce , interprétée par Élizabeth Féry.

Cette immersion dans la fonction publique hospitalière invite à découvrir le parcours d’une aide-soignante syndiquée qui, année après année, assiste à la dégradation des conditions de travail de l’assistance publique des hôpitaux de Paris. Entrée libre.

Pour aller plus loin, la Ville en partenariat avec la Coopérative La Braise organise un atelier sur le thème « Re-panser le service public hospitalier » le samedi 27 avril à partir de 9 h dans les locaux de l’ARES (10 rue d’Ankara, Strasbourg).

Réservation par mail à jeremie@cooperative-labraise.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 25 avril 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Strasbourg

Objets – Une exposition collective organisée par ARES – Commission Culture

Objets – Une exposition collective organisée le jeudi 18 avril par ARES – Commission Culture à Strasbourg, ARES

© Dernières Nouvelles d’Alsace, vendredi 19 avril 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Esplanade

Exposition de printemps de l’ARES à Strasbourg: des objets et des hommes…

Pour la désormais traditionnelle exposition collective de printemps au centre socioculturel de l’ARES, une vingtaine d’artistes ou de collectifs ont été invités à travailler sur la représentation de « L’objet ».

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 4 avril 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Conseil des XV – Orangerie – Rotterdam – Visite de Roland Ries

Au cœur de la cité Spach

La visite du maire dans le quartier Conseil des XV – Orangerie – Rotterdam a démarré samedi à la cité Spach par un petit-déjeuner avec les forces vives du secteur. L’occasion d’évoquer l’hypothèse d’un classement de la cité, l’un des 18 QPV (quartiers prioritaires) de l’Eurométropole.

Pour démarrer la visite de quartier, un petit-déjeuner était proposé dans les locaux de la Ruche 35, rue Vauban.
PHOTOs DNA – JEAN CHRISTOPHE DORN

Après la cité Spach, Roland Ries s’est rendu cité Rotterdam, puis place Arnold.

« À titre exceptionnel et non répétitif », a-t-il lui-même souligné, Roland Ries est arrivé samedi « en avance » au petit-déjeuner organisé à La Ruche 35, point de départ d’une pluvieuse visite dans le secteur Conseil des XV – Orangerie – Rotterdam. Venu en voisin, il s’est installé aux côtés de Nicolas Matt, en charge du quartier, et d’Henri Dreyfus, conseiller municipal délégué à l’autonomie et aux personnes âgées, pour écouter les doléances et proposer quelques pistes de réflexion.

PLACE D’ISLANDE. – Quid, ainsi, du devenir de la place d’Islande. Le président de l’ADIQ (Association de défense des intérêts des quartiers Centre-Est de Strasbourg), Jean-Luc Déjeant, appelle à faire du lieu, débarrassé à l’automne 2017 des préfabriqués qui abritaient l’annexe du tribunal de grande instance, « une place conforme aux souhaits des habitants de ce secteur, qui a grand besoin d’air et de nature. » « C’est un lieu en attente », reconnaît Roland Ries, qui rappelle que l’État est pour l’heure propriétaire du terrain. Et de suggérer un transfert de propriété à la Ville, pourquoi pas sous forme de « don » en cette période d’étrennes tardives, afin de débloquer le dossier. Nicolas Matt invite le conseil de quartier à faire des propositions. « Pour l’heure, il n’y a aucun projet fléché sur la place d’Islande, ni par l’État, ni par la Ville. C’est une page blanche… » À court terme, l’élu en charge réfléchit à des façons « d’investir cet espace ».

44, RUE D’YPRES. – Jean-Luc Déjeant a posé la délicate question des parkings, prévus dans le cadre de la réhabilitation du 44, rue d’Ypres. « Une vingtaine de places pour 76 logements, c’est très insuffisant dans un quartier déjà encombré ! » Olivier Bitz et Alain Jund avaient saisi Edifipierre en février 2017. « Nous n’avons pas encore obtenu de réponse satisfaisante », relève Nicolas Matt, qui ne compte pas céder. « On ne peut pas construire un projet immobilier qui handicape la vie de quartier », prévient-il.

La cité Spach bientôt classée ?

DE L’INSALUBRITÉ AU CLASSEMENT ? – Le président de l’association Viva-Spach, Etienne Fleury, a évoqué les soucis rencontrés avec l’un des trois bailleurs présents, en l’occurrence la SEDES (ex-SOCOLOPO). « On nous parle de réhabilitation depuis des années, mais on ne voit rien venir », insiste-t-il, pointant l’état d’insalubrité et des charges de chauffage élevées. Roland Ries a proposé une réunion.

Rebondissant sur la cité, le maire a aussi évoqué la possibilité – soufflée par Jean-François Kovar – d’imaginer « une forme de classement ou de protection de la cité Spach, l’une des premières cité à loyers modérés, construite à Strasbourg vers 1902 ». Pointant des qualités patrimoniales hors du commun et la proximité de la Neustadt, dont elle constitue une sorte de « pendant social », la possibilité a été accueillie avec enthousiasme. Notamment par le président de l’ARES, Frédéric Duffrène, qui y voit une occasion de « redonner un sentiment de fierté aux habitants ». Une réunion pourrait prochainement être organisée sur le sujet.

SOLIDARITÉ. – Dans un registre plus terre à terre, plus dramatique et plus urgent, la présidente de Strasbourg action solidarité, Valérie Suzan, a rappelé que trois personnes vivant dans la rue sont mortes en janvier à Strasbourg. Elle a lancé un appel pour que des locaux soient mis à disposition de l’association, « qui intervient depuis six ans à Strasbourg en direction des sans-abri ». Celle qui se dit « à bout » – pour l’heure, c’est son domicile qui fait office de local, et à l’occasion de lieu d’hébergement – voudrait pouvoir y installer « un vestiaire, des douches et une épicerie solidaire ». Elle évoque aussi les soucis de stationnement, « les deux camionnettes de l’association étant régulièrement verbalisées ». « Raisonnablement optimiste », Nicolas Matt précise qu’une réflexion est en cours concernant les locaux. Roland Ries évoque la possibilité de doter l’association de macarons résidents, comme c’est déjà le cas pour certains artisans. « Après tout, ce sont des artisans du social ! »

LOCAUX. – D’autres associations œuvrant autour du vivre ensemble sont en quête de locaux dans le quartier, notamment Familangues, qui, par la voix de sa directrice Mounia Darkaoui, propose de créer un « incubateur d’initiatives ». L’ex-mairie de quartier de l’Esplanade, voire les anciens locaux du centre médico-social, pourrait lui servir de cadre, avance Nicolas Matt.

CULTURE. – Directeur artis­tique et péd­a­gogique de la Maison Théâtre, qui intervient depuis 2016 cité Spach sur des crédits fléchés politique de la ville, Lau­rent Beni­chou a insisté sur l’importance de la culture dans la cité… Et celle de contractualiser sur du long terme pour inscrire le travail dans la durée. Il apprendra avec plaisir que les services sont désormais ouverts à des contractualisations trisannuelles.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 27 janvier 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Exposition – À l’ARES à Strasbourg

Portraits en dialogues

Une œuvre d’Alain Knapp. Document remis

Alain Knapp nous présente une sélection de ses œuvres. Il s’agit principalement de portraits de personnes proches ou de personnages de rencontres. Certaines têtes reviennent plusieurs fois et sont retravaillées en séries sous formes de variations prolifiques et débordantes, à la recherche de l’intériorité d’un sujet toujours en fuite. Certains personnages sont manifestement des « gueules », marquées par le temps et par des vies difficiles et choisies pour l’évidente intensité de leurs vécus…

« Portraits en dialogues », par Alain Knapp, à l’ARES, 10, rue d’Ankara à Strasbourg, de 10h à 20h. Gratuit.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 9 janvier 2019. – Tous droits de reproduction réservés

Esplanade – A l’ARES

Première fête de Noël du quartier

Cela faisait belle lurette qu’il n’y avait plus eu de vraie « Fête de Noël du quartier » à l’Esplanade. Malgré les circonstances et un changement de lieu de dernière minute, elle s’est tenue hier dans les locaux de l’ARES, rue d’Ankara.


La chorale Sainte-Anne s’est produite en milieu d’après-midi.
PHOTO DNA – JEAN CHRISTOPHE DORN

Place de l’Esplanade, les trois chalets qui jouxtent le stand de vente de sapins sont finalement demeurés vides, hier. Jeudi soir, la Ville, organisatrice de cette première fête de Noël du quartier de l’Esplanade – personne ne se souvient de la dernière, en tout cas –, a préféré se replier sur le centre socioculturel de l’ARES, sécurité oblige.

À voir la chaleureuse ambiance qui y régnait hier après-midi, versus le froid mordant sur place de l’Esplanade, on se dit que ce n’était sans doute pas plus mal. Les cœurs ont ces jours-ci besoin de se réchauffer, les Strasbourgeois de se rencontrer, autour d’un vin ou d’un chocolat chaud ou d’une part de gâteau. C’est ce qu’ils ont fait en nombre hier après-midi, quel que soit leur âge, investissant tout le rez-de-chaussée de l’ARES.

Dans un esprit solidaire

Il faut reconnaître que Pauline Levain, chargée de mission sur les quartiers Bourse-Esplanade-Krutenau, et toute l’équipe de la direction de territoire, n’avaient pas ménagé leur peine, distribuant des milliers de flyers dans tout le quartier, informant les parents via les cahiers de liaison, mobilisant les associations.

Ici une chorale de gospel, là une fanfare de cuivres ; un atelier de fabrication de cartes de vœux proposé par l’ARES, un autre de photophores par l’équipe Saint-Vincent ; des badges « Je suis Strasbourg » de circonstance, avec un cœur à l’intérieur de la cathédrale, à fabriquer soi-même ; des spécialités du monde concoctées par les mamans de l’association Mon petit nid ; et encore des contes, un père Noël…

La fête a aussi été l’occasion pour l’ASERE (Association syndicale de l’ensemble résidentiel de l’Esplanade) de remettre les lots du concours de balcons lumineux – qui a enregistré une dizaine de participants, ce qui, pour une première, est respectable. On pouvait aussi déposer – et ce sera encore le cas toute la semaine prochaine – des couvertures, sacs de couchages et accessoires d’hiver pour Abribus, et des jouets. « Je suis content que cette fête ait pu avoir lieu dans ce bel esprit. Finalement, le lieu est parfait », estime Nicolas Matt qui, lorsqu’il a succédé à Olivier Bitz, a tout de suite voulu « redonner de la vie dans ce quartier » et a vu dans une fête de Noël l’occasion de poser un premier jalon. « Je retrouve des personnes que je n’ai pas vues depuis longtemps, ça fait plaisir ! », se réjouit pour sa part la conseillère municipale déléguée Michèle Seiler. Même Spiderman – Ali, quatre ans, en attente de maquillage – avait l’air heureux.

À noter que mercredi 19 décembre de 14 h à 18 h 30, ainsi que jeudi 20 et vendredi 21 décembre de 16 h 30 à 18 h 30, l’ARES propose dans ses locaux, 10, rue d’Ankara à Strasbourg, un petit « marché d’hiver », avec jeux, ateliers créatifs, bredele, Entrée libre.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 16 décembre 2018. – Tous droits de reproduction réservés

L’agenda

Conférence gesticulée : histoire des religions

Strasbourg

Aujourd’hui. La Ville de Strasbourg vous invite ce vendredi 14 décembre à 20 h au Théâtre du Tambourin (7 rue d’Istanbul) pour la conférence gesticulée « La décroyance ou Comment je suis devenu athée sans me fâcher avec ma famille » interprétée par Jean-Philippe Smadja.

Ce comédien et metteur en scène retracera, avec humour et impertinence, l’Histoire des religions depuis les plus anciennes jusqu’au sacre du monothéisme. Une saga politique à l’origine de nos traditions, nos soumissions, nos révoltes et nos contradictions. Entrée libre.

Pour aller plus loin, la Ville en partenariat avec la Coopérative La Braise organise un atelier sur le thème de la laïcité samedi 15 décembre à partir de 9 h dans les locaux de l’ARES (10 rue d’Ankara, Strasbourg).

Réservation par mail à jeremie@cooperative-labraise.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, samedi 15 décembre 2018. – Tous droits de reproduction réservés