Esplanade | Exposition à l’ARES

Danièle Schiffmann ou le papier peinture


Des œuvres nourries par la nature… Document remis

L’artiste Danièle Schiffmann expose jusqu’en décembre ses œuvres à l’espace Art’Esplanade de l’ARES, rue d’Ankara à Strasbourg.

Le papier : objet de recherches et de jeux

Dans les années 1980 et 1990, Danièle Schiffmann a réalisé beaucoup d’expositions de gravures, monotypes et tissages en Alsace et dans toute l’Europe.

En 2006, dans le cadre d’une résidence artistique de trois mois à Vientiane, elle découvre le Laos, où elle retournera régulièrement pour enseigner les arts plastiques et développer de nouvelles directions de travail. Elle est désormais de retour sur les cimaises strasbourgeoises.

Ses œuvres s’inscrivent dans un rapport méditatif à la nature et se saisissent de l’observation des mystères et beautés des plantes, objets de multiples recherches graphiques, symboliques, calligraphiques et picturales.

Danièle Schiffmann possède une impressionnante collection d’écorces, feuilles, tiges, racines, fruits, cosses et champignons, qu’elle travaille parfois en d’étonnants et ambigus moulages de papier. Visiteuse régulière de l’exubérant jardin botanique de Strasbourg, elle y trouve toujours matière à enrichir sa collection et ses sources d’inspiration. En contrepoint à l’accrochage, une – toute petite – partie de ce cabinet de curiosité végétal est également présentée dans les vitrines et sur les murs de l’ARES.

L’autre particularité de certaines œuvres présentées est le développement d’une maîtrise exceptionnelle de la fabrication du papier. Celui-ci n’est plus ici le support d’œuvres peintes, dessinées ou gravées, mais devient la matière même de l’acte créateur. La pulpe est arrosée, travaillée, manipulée, teinte…

Elle devient le support d’inclusions et d’impressions diverses qui mettent en valeur et subliment ses textures et ses nuances. Et la tisseuse de cellulose, telle une guêpe qui élabore patiemment son papier, en fait paradoxalement son miel.

L’exposition est complétée par de nombreux monotypes récents, qui reprennent en séries les inclusions et les thématiques végétales des œuvres précédentes. Telles des synthèses offertes à la contemplation, ils révèlent de nouveaux mystères…

Exposition de septembre à décembre à l’espace Art’Esplanade du bâtiment de l’ARES, 10, rue d’Ankara à Strasbourg. Du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 20h, le samedi de 9h à 17h. Entrée libre. Renseignements : www.ares-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, samedi 14 septembre  2019. – Tous droits de reproduction réservés

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