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DNA 16 avril 2015 – Le bilan du centre socioculturel

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L’ARES va mieux

Le budget 2014 de l’ARES est équilibré après deux ans en mauvaise posture financière. L’Association des Résidents de l’Esplanade peut souffler mais reste vigilante.

L’année 2014 a été celle du retour à l’équilibre financier pour l’ARES : « Ce résultat a nécessité des efforts de chacun et en particulier des usagers du centre socioculturel dont la participation représente désormais le tiers de nos produits », a signalé Claude Gassmann, président de l’ARES, dans son rapport moral, à l’occasion de l’assemblée générale de l’association mardi soir.

Un solde «légèrement» positif

Avec 18 714 €, le solde d’exploitation de l’ARES (2 967 634 € de charges pour 2 986 348 € de produits) est « légèrement » positif, a souligné Henri Gaudier, trésorier de l’association, qui a également présenté les comptes d’exploitation du CSC, de la crèche familiale et du multi-accueil.
Après deux années déficitaires, en raison notamment du coût de fonctionnement élevé du nouveau bâtiment, ça va mieux donc.
Le « trou » de 80 000 € lié aux charges du bâtiment, en 2013, a été résorbé, pour moitié grâce à une aide exceptionnelle de 40 000 € de la Ville, propriétaire des murs.
Les tarifs des « activités pour tous », soit celles qui sont entièrement financées par l’ARES, ont, elles, été augmentées. Une grille comptant sept catégories, établies en fonction des revenus des participants, est désormais appliquée.
Une adhérente n’a pas caché son inquiétude : « Des amis veulent quitter l’ARES parce que c’est devenu cher. Ils iront faire leur yoga ailleurs. Vous ponctionnez ceux qui ont des revenus moyens pour payer les autres », a-t-elle regretté.
« On a pris un risque et fait un pari, a répondu Claude Gassmann. Certains membres sont partis mais d’autres sont venus. Cette augmentation est conséquente pour certains mais on n’en est pas aux tarifs du privé. C’est vrai que d’autres CSC sont moins chers mais pour l’ARES, c’est le seul moyen de maintenir ces activités pour tous et une des voies pour sortir de notre situation. »
En 2013/2014, 1 345 familles, soit 1 928 individus, ont cotisé. En 2014/2015, ce sont 1 276 familles, soit 1 797 individus, qui ont pris leur carte.
L’ARES, 96 salariés, a agi aussi sur ses dépenses de fonctionnement. « Ce sont des projets qu’on réduit ou qu’on arrête, c’est un plan de formation que l’on ramène au minimum légal, c’est tel poste que l’on ne remplace pas », a listé Claude Gassmann, remerciant particulièrement le personnel pour les efforts consentis.
À noter que pour l’année des 50 ans, en 2014, 50 événements particuliers avaient été organisés. Ces « plus » ont bénéficié du soutien particulier du député Philippe Bies et de la sénatrice Fabienne Keller, sur leurs réserves parlementaires respectives.
Le nouveau site internet de l’association, en service à partir de juin, a par ailleurs été présenté.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 16 avril 2015. – Tous droits de reproduction réservés