DNA 22 juin 2014 – Anniversaire de l’ARES

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Des plats de tous les horizons sont disposés sur la «table partagée».
Photo DNA – Jean-Christophe Dorn

50 ans sous un slogan : « Vivre ensemble »

Hier, l’Association des résidents de l’Esplanade de Strasbourg a fêté ses 50 ans. Elle marque le coup au parc de la Citadelle par des débats, des plats mais aussi des représentations théâtrales et musicales.

Saucissons, samoussas sushis. À l’heure du déjeuner, l’Association des résidents de l’Esplanade de Strasbourg offre un voyage culinaire au parc de la Citadelle. Ou plutôt ses participants.

Une fête pour perpétuer les valeurs d’échange et de partage

Apporter un plat pour profiter de la cuisine des autres, c’est le concept de cette table partagée.

« J’ai cuisiné des spécialités de la Réunion, des bouchons ». Anne, blonde, lunettes de soleil sur le nez, possède le bracelet rouge, celui qui atteste de sa participation. Le même qui lui donne accès aux plats très locaux et parfois internationaux. « Faut venir, faut venir », son fils Nomma, inscrit au centre de loisirs de l’ARES a largement motivé sa maman.

Près d’un arbre, Nicole, grand-mère aux cheveux longs, gris, chapeau sur la tête, installe la nappe au sol pendant que sa belle-fille dispose les sushis qu’elle a préparés sur la table rouge. « On vient d’Irlande, on est de passage à Strasbourg. Ma belle-fille a vu l’affiche donc on a décidé de s’y aventurer », s’amuse Nicole accompagnée de ses cinq petit-enfants.

Mais la table partagée, ce n’est pas la seule activité organisée pour les 50 ans de l’ARES. A 10 h déjà, un débat a animé la Citadelle autour des membres de l’ARES, des citoyens et de certains élus.

A 15 h, un théâtre qui retrace « les histoires compliquées des hommes » d’après Paul Souville, vice-président de l’association, a animé l’événément, pour terminer sur une note musicale jusqu’à près de 23 h. L’ARES marque donc le coup pour ses 50 ans. D’ailleurs, le bilan, « ce n’est pas le plus important. Pour nous, l’idée de cette fête, c’est aussi de perpétuer les valeurs de l’ARES », assure son directeur, Marc Philibert. Des valeurs « d’échange et de partage » pour Paul Souville, serein quant aux 50 ans à venir.

par yagmur cengiz,

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 22 juin 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 14 juin 2014 – Au parc de la Citadelle

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Les jeux esplanadiens ont fait leur retour en mai au parc de la Citadelle.
Samedi 21 juin, ce sera au tour de la fête du vivre ensemble.
PHOTO DNA. N. AG.

L’ARES au vert pour ses 50 ans

Débat politique, grande tablée du partage, spectacle, scène officielle de la fête de la musique : l’ARES investit une nouvelle fois le parc de la Citadelle pour le temps fort de ses 50 ans.

Des 50 événements qui jalonnent cette année 2014, « la journée du vivre ensemble est le temps fort, résume Marc Philibert, son directeur. Parce qu’il permet de montrer comment on peut aider à vivre ensemble, avec nos outils à nous », dit-il.

Plusieurs thématiques chères au centre socioculturel de l’Esplanade vont se succéder dans le cadre du parc de la Citadelle, voisin de ses locaux (où l’on pourra se replier en cas de mauvais temps).

« Le débat politique manque de punch »

La politique d’abord, avec un débat matinal de 10h à 12h, animé par le journaliste Alexandre Tandin et envisagé sur le modèle de l’émission de Michel Polac, Droit de réponse, dont les plateaux télévisés enflammés sont passés à la postérité. « Public et invités seront mélangés », dit Marc Philibert qui regrette que le « débat politique manque de punch, on voudrait recréer un peu d’effervescence. »

Sont annoncés pour débattre du rôle des associations citoyennes, des collectifs, des syndicats et des artistes dans le débat politique, Yan Gilg, directeur artistique de la compagnie Mémoires Vives, Emmanuel Jacob, blogueur, Pascal Mangin, conseiller régional et municipal UMP, Monique Maitte, du collectif SDF Alsace, Eric Schultz, adjoint EELV, Paul Souville, administrateur de l’ARES, Philippe Bies, député PS, Jacky Wagner, syndicaliste CGT…

Place ensuite au banquet, avec « la grande table du partage », de 12 h à 15 h. Chacun amène une spécialité de son pays ou de sa région, un bracelet lui est remis, sésame pour un voyage culinaire autour de la grande table ronde, façon d’échanger.

Pour digérer, rien de tel qu’une pétanque, celle de Le s pieds tanqués , soit quatre boulistes-comédiens. « Sur le thème de l’histoire de l’Algérie, un pied-noir, un Parisien, un ancien militant communiste qui ne supporte plus les Arabes et un représentant de la troisième génération jouent. La pièce montre comment, à partir d’histoires différentes, on peut vivre ensemble », expose Marc Philibert.

Des amours de Haendel à une maison close

La fin de la journée est consacrée à la fête de la musique, versant classique, avec les classes de l’école de musique, à partir de 19 h. L’ARES met notamment en avant son inclination pour la musique baroque, avec ses ensembles maison, mais aussi un concert, Les Amours de Haendel , par le Masque, ensemble talentueux créé par Marc Hervieux, par ailleurs enseignant à l’école. Une création doit conclure cette soirée : celle de la compagnie Atout lyrique, en résidence à l’ARES, qui donnera La Maison des filles de voix , dans le cadre d’une maison close.

Samedi 21 juin à partir de 10 h au parc de la Citadelle. Accès libre sauf pour la pièce de théâtre Les pieds tanqués , à 15 h, tarif de 10 à 13 €. Buvette et restauration. www.ARES-le-site.com

par M. A.-S.,

© Dernières Nouvelles d’Alsace, vendredi 14 juin 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 23 mai 2014 – Apéro-ruche

Esplanade

Apéro-ruche

Mardi 27 mai, de 18h30 à 19h30. Chaque mardi soir, « La Ruche qui dit oui », circuit court convivial et connecté, se pose sur le parvis de l’ARES et organise une distribution où producteurs et consommateurs se retrouvent autour du « manger mieux, manger juste ». Pour les 50 ans de l’ARES, la Ruche qui dit oui propose de déguster un « buffet » de 50 produits locaux que les producteurs présents dans la ruche souhaitent mettre en avant : légumes croquants, pains aux céréales, crème au chocolat, terrine du chef, poulet aux grains, chutneys, fromage de chèvre, jus et confitures, vins et bières de caractère… Renseignements : François Schreiber :ruche.schreiber@gmail.com ou www.laruchequiditoui.fr/181. Devant l’ARES (10 rue d’Ankara). Manifestation dans le cadre des 50 ans de l’ARES. 03 88 61 63 82. www.ares-le-site.com

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Vendredi 23 mai 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 22 mai 2014 – Esplanade Au Tambourin

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La première du spectacle Pierre et le loup s’est jouée devant une salle comble.
Photo DNA – Jean-Christophe Dorn

« Il est où, le loup ? »

Hier, les élèves de l’école de musique de Strasbourg ont présenté leur première de Pierre et le loup , conte musical de Prokofiev, devant une salle comble.

« Si un loup sortait de la forêt, que ferais-tu ? » Pierre n’a pas peur. Les élèves de l’école de musique de Strasbourg et les enfants du centre social et culturel de l’Esplanade (ARES) non plus. Depuis septembre, ils préparent une représentation de Pierre et le loup , pour les 50 ans de l’ARES.

Dans l’orchestre, des musiciens de tous les âges et de tous les niveaux, mais aussi une surprise : « Nous avons dû adapter le morceau pour le simplifier. L’un des passages restant trop compliqué, nous avons laissé l’atelier d’improvisation de l’école le remplacer à sa guise », explique Joëlle Lambert-Kiffel, directrice de l’école de musique. L’orchestre est accompagné par un groupe d’enfants de l’ARES qui réalisent les bruitages de l’histoire avec toutes sortes d’objets qui transportent illico dans l’univers du conte.

Visuellement aussi, le public est gâté. Les décors ont été préparés par un groupe d’adultes et de seniors de l’atelier artistique de l’ARES, et un film d’animation a été réalisé à partir des dessins des enfants du centre.

Le tout est rythmé par la voix de Benoît Laudenbach qui raconte l’histoire de Pierre et du loup à un public captivé, qui ne manque pas d’exprimer sa frayeur à l’arrivée de l’animal. Ni sa déception lorsque celui-ci quitte le nuage : « Il est parti où, le loup ? » entend-on dans les premiers rangs. Pas très loin : deux autres représentations auront lieu ce week-end.

Salle du Tambourin, ARES, 10 rue d’Ankara. Samedi 19 h, dimanche 16 h. Entrée 11 €, 7 € pour les adhérents et les moins de 12 ans.

par L.S-B,

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 22 mai 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 18 mai 2014 – Jeux en plein air pour tous

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Les équipes se lancent dans la course – PHOTO DNA. N. AG

Esplanade Divertissements et opération Archimède

De nombreux habitants ont profité d’un après-midi de loisirs, hier, organisé par l’ARES, avec le retour exceptionnel des jeux esplanadiens puis l’opération annuelle Archimède 4.

Les jeux esplanadiens ont fait leur retour, après plusieurs années d’absence, à la demande des résidents du quartier, avec 23 ateliers au parc de la Citadelle : tournoi de pétanque, maquillage, des courses en sac, en échasses ou de brouettes, des activités ludiques et sportives pour les enfants… Le public a pu aussi découvrir la monnaie locale et complémentaire, les premiers “Stûck” et l’utiliser symboliquement à la buvette, l’association a présenté son projet d’économie réelle et solidaire aux passants étonnés. Des tables et des bancs ont permis aux familles, toutes générations confondues, de se détendre dans une ambiance conviviale, en plein air et sous le soleil.

Ensuite, tout le monde était invité à rejoindre le quai des Alpes pour assister à la célèbre opération Archimède. Des touristes, des cyclistes, des promeneurs se penchaient du pont pour voir.

À cette 4e édition, la course de baignoires a réuni 14 équipes sous les cris et les applaudissements : un moment sportif et de franche rigolade !

Pour les participants, c’est un vrai challenge très attendu, car chacun confectionne son bateau, à partir d’une vieille baignoire et de différents éléments récupérés et recyclés. Il faut oser se jeter à l’eau sur une telle embarcation, et ne pas se prendre au sérieux. Des ados, des adultes ont concouru ensemble, parfois même déguisés, sur des planches flottantes aux noms amusants, Pirate, Conchita, Caksis…

Quelques déçus n’ont pas réussi à maintenir le cap, c’est dur de ramer avec une pagaie mais bon, l’essentiel est de participer. Un pique-nique sur l’herbe a clos la journée.

par N. AG,

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Dimanche 18 mai 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 15 mai 2014 – Jeux Esplanadiens

Esplanade

Jeux Esplanadiens et opération Archimède 4

SAMEDI 17 MAI : L’ARES, sollicitée par les habitants, remet au goût du jour les Jeux Esplanadiens pour son cinquantième anniversaire. Au programme : de 14h à 16h, au parc de la Citadelle, Jeux Esplanadiens pour les familles. Parcours sensoriel pour les tout-petits, baby-foot et échiquiers géants, fresque de personnages, glissade savonnée, chamboul’tout, jeux du monde, piñata, tournoi de pétanque et diverses courses : d’échasses en boîte de conserve, de lenteur à vélo, de brouette, en sac… De 16h à 18h, au quai des Alpes : course de baignoires flottantes. A 18h, quai des Alpes, pique-nique sorti du sac. Tables mises à disposition. Stand café-gâteau. Entrée libre. Les enfants restent sous le responsabilité des parents. 03 88 61 63 82. www.ares-le-site.com.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Jeudi 15 mai 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 26 avril 2014 – Mauvaise passe pour l’ARES

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Un bâtiment neuf de 3 000 m 2, utile, beau, basse consommation, mais cher.
Photo archives DNA-Marc Rollmann

Esplanade Bilan déficitaire en 2013 pour le centre socioculturel

Le déficit de 116 940 € qui clôt 2013 n’est pas une surprise pour l’ARES. À l’origine, notamment, de ce coup dur, le coût de fonctionnement du nouveau bâtiment.

Claude Gassmann, président de l’ARES, ne farde pas la réalité : « On n’est pas loin d’un déficit proche de 10 % du budget cette année. Comptablement, le déficit d’exploitation est même de 159 000 € si on ajoute la petite enfance. »

Le budget de l’ARES pour 2013 est de 3 063 694 € , chiffre qui englobe le centre socioculturel, la crèche familiale et le multi-accueil. Près de 80 % de cette somme va aux charges de personnel.

Petite enfance : des comptes fragilisés

L’une des raisons principales du déficit est le coût de fonctionnement du nouveau bâtiment, dans lequel l’ARES a emménagé à l’automne 2012. À titre d’exemple, en 2011, le fonctionnement des anciens locaux revenait à 103 309 €. En 2013, le chiffre est passé à 185 633 €, soit une différence à la hausse de près de 80 000 €. Un rendez-vous de principe avait d’emblée été fixé avec la Ville pour examiner la situation au terme d’un an plein d’exercice dans cette nouvelle configuration.

« L’augmentation s’explique, avec 3 000 m² nettoyés au lieu de 1 900, les fluides, les contrats d’entretien, le choix d’embaucher un logisticien », liste Claude Gassmann. Sur ce dernier point, l’ARES assume : « Un salarié représente un coût mais on fait le choix de prévenir toute dégradation. Jeudi dernier, il a détecté une fuite d’eau dans les locaux techniques qui aurait pu occasionner d’importants dégâts. »

Dans l’ARES-Flash, qui informe dans le détail les habitants du quartier sur la situation, le trésorier Henri Gaudier souligne que le nouveau bâtiment a permis une augmentation des activités, qui « peut se lire dans l’augmentation des produits (près de 190 00 € en deux ans) mais qui contribue aussi à l’augmentation des charges ». La mise à disposition du lieu devrait désormais s’accompagner d’une facturation des charges, ce qui n’était pas le cas jusque-là.

Le centre socioculturel, 100 salariés et 150 bénévoles actifs, avait, en 2013, 2 230 inscrits dans ses activités (1 896 en 2012), sans compter l’accueil d’associations extérieures, les concerts, conférences ou spectacles. Autre source de déficit, la petite enfance, un secteur qui, d’ordinaire, n’est pas pris en charge par les centres socioculturels (à ne pas confondre avec l’ALSH, Accueil de Loisir Sans Hébergement). Une baisse en 2013 de la participation de la CNAF (Caisse Nationale d’Allocations Familiales), finalement réajustée en 2014, a fragilisé les comptes. L’ARES tient à conserver cette fonction. « Le quartier en a besoin, dit Claude Gassmann, et l’accueil des 0 à 3 ans fait vraiment partie de notre projet, il y a des passerelles avec l’ALSH, l’école de musique… », détaille-t-il. La crèche familiale compte 80 enfants, le multi-accueil 20 enfants.

Se rajoute pour 2013, l’épisode de la maison de quartier du Ziegelwasser. Pour mémoire, l’ARES s’est implantée au Neuhof de juillet à novembre 2012, sans succès. Elle doit honorer, non sans amertume, une dernière facture de 35 000 €, correspondant aux contrats des animateurs recrutés à l’époque.

Autre point noir, le lancement de l’école de théâtre : « On s’est mis dedans tout seuls, le modèle développé n’était pas bon financièrement. On poursuit sous une forme différente, avec la Maison théâtre. »

« Il n’y a pas de procédure d’alerte »

Claude Gassmann conclut positivement : « 2013 était une très mauvaise année financièrement mais il n’y a pas de procédure d’alerte. On va optimiser notre usage du bâtiment, faire la chasse aux coûts et faire évoluer notre modèle économique. »

Des discussions sont en cours avec la Ville, propriétaire du bâtiment. « Nous sommes prêts à étudier la situation et nous sommes conscients que le bâtiment a des conséquences sur la trésorerie, le principe de le prendre en compte est acté, commente Mathieu Cahn, adjoint en charge notamment des centres socioculturels. Mais l’ARES n’est pas un prestataire, nous sommes partenaires et il y a d’autres financeurs concernés. » Et de conclure : « Un centre socioculturel fait des choix souverains et on met au bout quand cela se justifie. »

Le chiffre 116 940 €

C’est le déficit enregistré par l’Ares pour l’exercice 2013 du CSC. Sur les quatre derniers, c’est la première fois que les charges (1 735 823 € ) excèdent les produits (1 618 883 € ).

par Myriam Ait-Sidhoum, publiée le 26/04/2014

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Samedi 26 avril 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 13 avril 2014 – Esplanade Visite thermographique du quartier

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Magali Amenta, sous l’œil des habitants, début 2014. Ce matin-là, la visite a finalement dû être interrompue,
car il faisait trop chaud.

Photo archives DNA – Jean-Christophe dorn

Passoires thermiques

Une réunion jeudi soir à l’ARES en attestait : la rénovation thermique, c’est très compliqué. La lourdeur et le coût de ce type de chantier freinent les propriétaires de l’Esplanade.

Les habitants sont venus nombreux au Tambourin, pour cette restitution d’une visite thermographique conduite début 2014 à l’Esplanade, à l’invitation de la commission développement local de l’ARES, qu’anime Henri Gaudier, et qui se préoccupe beaucoup de la question du chauffage à l’Esplanade, tant sur le front de la chaufferie (projet à l’arrêt) que sur celui de la rénovation thermique.

« Profitez-en, nos conseils sont gratuits »

Laetitia Lecouturier, éco-conseillère de la FNAIM (dont le salaire est pris en charge par les collectivités), ainsi que Magali Amenta, d’Alter Alsace Energies, étaient présentes.

La première est plutôt l’interlocutrice des syndics, la seconde des particuliers. Les deux techniciennes, qui ont pris l’habitude de travailler ensemble, précisent : « Profitez-en, nos conseils sont gratuits et nous sommes indépendantes. »

La série de photographies thermiques (lire encadré) prises par Magali Amenta confirme cet état de fait : les bâtiments construits avant 1975 ou entre 1975 et 1985 sont « déperditifs », c’est-à-dire qu’ils laissent s’échapper beaucoup de chaleur.

L’Esplanade date de cette période où l’isolation n’était pas encore une préoccupation. Et sur les clichés pris dans tout le quartier, les façades sont presque toutes en jaune. Le jaune correspond à des valeurs allant jusqu’à 10°C, alors qu’il fait à l’extérieur des températures proches du zéro.

Un habitant demande si réaliser des travaux sur les bâtiments les moins isolés permettrait de vraiment améliorer les performances énergétiques.
Difficile de savoir ce qui pourra être gagné, disent les expertes, pour qui l’audit thermique est un préalable indispensable.

« Il n’y a pas de recette miracle »

Cet audit doit d’ailleurs obligatoirement être réalisé au plus tard le 31 décembre 2016.
Elles ajoutent : « Il n’y a pas de recette miracle, il s’agit de démarches exploratoires. »

Laetitia Lecouturier donne une indication temporelle : il faut envisager quatre ans pour une rénovation thermique. Une année pour sensibiliser, se mettre en mouvement, une deuxième pour lancer des études énergétiques, qui passent par un vote en assemblée générale, une troisième pour choisir un maître d’œuvre, si cette option est retenue, et enfin une quatrième pour les travaux.

Une dame fait à nouveau valoir que, à 80 ans, on se lance difficilement dans un investissement qui ne sera amorti qu’en 30 ans. Elle soulève l’un des problèmes de cette rénovation thermique : les propriétaires y sont vieillissants et, souvent, ne roulent pas sur l’or.

Une habitante du bâtiment « la Citadelle » conclut à l’issue de la réunion : « Si je comprends bien, il vaut mieux attendre de voir comment ça se passe chez les autres et le faire en dernier. »

Un voisin de l’avenue Charles-de-Gaulle est plus mesuré : « Il vaut mieux faire sérieusement l’audit, pour ne rien regretter ensuite. »
Laetitia Lecouturier posait, elle, le problème en ces termes : « Combien cela finira-t-il par coûter si on ne fait rien ? »
De toute évidence, les discussions (passionnées) ne font que commencer.

à quoi sert une caméra thermique ?

La caméra thermique permet de mettre en évidence les points chauds et froids d’un bâtiment. Pour que ça fonctionne, il faut qu’il y ait au moins une différence de 15°C entre l’intérieur et l’extérieur. Magali Amenta a eu du mal cet hiver, compte tenu des températures clémentes. Sur les photos, chaque surface est matérialisée par une couleur qui indique sa température. Un dégradé, du violet pour les points les plus froids des façades, au jaune pour les plus chauds. L’échelle de graduation va en général de – 2 (violet) à 11°C (jaune). Limite de l’outil : il ne quantifie pas l’énergie perdue et ne remplace pas un audit énergétique. Il ne fait qu’informer sur les points faibles (à cet égard, la démonstration était concluante, quasiment tout le quartier est jaune orangé). Les photographies permettent de souligner les ponts thermiques: ce sont les dalles basses, entre chaque étage, qui ne peuvent bien s’isoler que par l’extérieur. On voit bien aussi, pour certains immeubles, les emplacements des radiateurs ou encore des salles de bains: ils rayonnent sur les images.

par Myriam Ait-Sidhoum, publiée le 13/04/2014

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Dimanche 13 avril 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 6 avril 2014 – Carnaval de Strasbourg

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Strasbourg « capitale de l’amour »… et du kitsch ?
Photo ARCHIVES DNA – Laurent Réa

Les chars sont prêts

Près de 1 800 sorcières, musiciens, danseurs et autres créatures étranges vont défiler dimanche après-midi dans le centre-ville de Strasbourg.

A pied d’œuvre depuis juillet, les bénévoles de Strass’carnaval mettent en ce moment les derniers coups de pinceau aux chars du défilé dans le hall 11 du fort Kléber à Wolfisheim. « Il nous reste encore une tonne de bonbons et confettis à répartir et quelques fignolages, mais ça ira », prévoit Béatrice Ziegelmeyer, présidente de l’association.

Maintenant que le nom du nouveau maire de Strasbourg est connu, ils ont enfin pu installer la figure de Roland Ries aux commandes du « bateau d’amoureux », leur char qui traite de la vie politique municipale. « On a gardé celle de Fabienne Keller. On ne sait jamais… »

11 chars

L’actualité nationale et internationale récente a également donné des idées aux bénévoles. L’on devrait ainsi croiser Gérard Depardieu ou Angela Merkel, plus quelques surprises…

Cinq autres associations ont construit des chars cette année : Au-Delà-des-Ponts (le CSC du Port du Rhin), l’Association des Résidents de l’Esplanade (ARES), le CSC Camille-Claus, Lupovino et l’OPI Neuhof, et, nouveau venu, l’institut thérapeutique, éducatif et pédagogique des Mouettes. En tout, il y aura cette année 11 chars.

Et bien sûr, le cortège sera composé aussi de nombreux musiciens et artistes divers. 1 800 personnes en tout devraient gonfler cette cavalcade 2014. Après le flop de l’année dernière, le carnaval de Strasbourg retrouve des couleurs… « On a vu que les Strasbourgeois tenaient beaucoup à leur carnaval », souligne Béatrice Ziegelmeyer.

par J.R.,

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mardi 1er avril 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 1er avril 2014 – Exposition à l’ARES

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L’exposition – ici une création de Fabienne Delude – sera visible jusqu’au 15 juin.
Document remis

Pour les cinquante ans de l’ARES

En raison de la célébration du cinquantenaire de l’Association des résidents de l’Esplanade de Strasbourg, ARES, une exposition collective est organisée autour de travaux d’élèves des écoles et du collège et d’amateurs du quartier. Des artistes invités ont également proposé des œuvres réalisées pour cet événement.

Cinquante c’est le nombre traditionnel d’années pour un jubilé, mais il exprime aussi plein d’autres choses dans notre vie. Toutes ces propriétés ont été exploitées avec inventivité par les élèves, amateurs et artistes participants. Désormais, une exposition collective sera organisée à chaque fin de saison. Elle fera appel à des artistes invités, mais restera ouverte aux établissements scolaires et aux amateurs du quartier. Le thème pour 2015 sera dévoilé en septembre.

« Cinquante », dans l’espace Art’Esplanade, bâtiment de l’ARES, rue d’Ankara. Horaires : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 14h à 20h, le mercredi de 9h à 20h et le samedi de 9h à 12h et de 14h à 17h.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mardi 1er avril 2014. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 23 mars 2014 – En avant la cavalcade

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Un défilé rythmé, gracieux et coloré dans les rues de l’Esplanade.
Photo DNA – Laurent Réa

ESPLANADE Animation

Le ciel était gris, mais les petits Esplanadiens avaient le sourire aux lèvres, hier, lors de leur cavalcade.

Qu’elles soient princesses ou vampires, qu’ils soient clowns, Spiderman ou Indien à vélo, les enfants ont défilé avec le même enthousiasme dans les rues du quartier, jusqu’à la cité Spach. Avec leurs parents, ainsi que les bénévoles et salariés de l’ARES (l’Association des résidents de l’Esplanade, qui organisait l’événement), le cortège réunissait plus de 250 personnes. Avant le départ, eut lieu un petit échauffement sur la place de l’Esplanade : maquillages, jeux et rythmes du groupe Alsace Percus, soutenu par les profs de l’école de musique. Dans le cadre du 50e anniversaire de l’association, était prévue la crémation d’une machine à voyager dans le temps : la météo en a décidé autrement. Le chocolat chaud, en revanche, fut très apprécié.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Dimanche 23 mars 2014. – Tous droits de reproduction réservés