STRASBOURG – à la Maison Théâtre

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Entre espoirs, doutes et identités, au jeu de la vie. Document remis

Au jeu de la vie

À quelques jours du cabaret d’ouverture de la saison 2016/17, la Maison Théâtre donne un aperçu festif de stages d’été. Qui ont mobilisé 81 enfants et ados ainsi que 8 adultes.

Lectures, improvisations, chansons, art du jeu, du nez rouge, masques… La Maison Théâtre n’a pas chômé en ce mois d’août. Mobilisant son collectif d’artistes – Marion Grandjean, Pascale Lequesne, Nancy Guyon – la structure de médiation culturelle fondée par Laurent Bénichou a accueilli près de 81 enfants/ados et huit adultes durant ses stages d’été.

S’adressant comme tout au long de l’année à des amateurs, des spectateurs occasionnels, passionnés des arts de la scène, la Maison Théâtre invite chacun à tracer son chemin pour vivre le théâtre.

La présentation des travaux des stages été, qui se poursuit ces 26 et 27 août, démontre les diverses approches du théâtre que sous-tend une réflexion sur le métier d’artiste et de pédagogue et le rôle de la culture dans la forme du citoyen. Ces journées se concluent par la présentation d’un travail réalisé à partir d’Au jeu de la vie , un texte écrit par Gustave Akakpo à la suite d’une commande. Cet auteur, familier de la Maison Théâtre, contribue, à l’instar de Christophe Tostain, à l’élaboration d’un répertoire d’écritures dramaturgiques contemporaines accessible aussi au jeune public. Dans le cadre d’un échange avec la compagnie aquitaine du Réfectoire, ce texte mettant en scène la parole des jeunes gens faite d’espoir, de luttes, de rêves, questionnant les racines, le sens de la vie a été joué par 14 adolescents strasbourgeois dirigés par Laurent Bénichou au Théâtre national Bordeaux Aquitaine en juin dernier. Cette aventure se poursuivra en octobre prochain avec la participation des Alsaciens au Festival de théâtre jeunes francophones à Arad, en Roumanie. À la question « c’est quoi le théâtre ? », le stagiaire Guillaume G. avait répondu « ben, c’est du plaisir ! ».

La Maison Théâtre, sise à l’ARES, lance sa troisième saison le 17 septembre à 20 h lors d’un cabaret d’ouverture festif. Et si vous faisiez du théâtre !

Présentation de stages le 26 août dès 18 h ; et le 27 à 15 h, à la Maison Théâtre, à l’ARES, 10 rue d’Ankara. www.lamaisontheatre.eu

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 24 août 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Eschau – Opération Archimède

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Derniers coups de rame pour Amandine, Léa, Manu et Antoine avant de franchir la ligne d’arrivée.
PHOTO DNA

L’assoc’tomate flotte

Pour la seconde année consécutive, les ados de l’association escovienne ont participé à la course de baignoires flottantes organisée par l’ARES à la presqu’île Malraux.

Judicieusement nommée « Opération Archimède », l’épreuve, plus folklorique que sportive, porte bien son nom et le théorème librement interprété s’est une nouvelle fois vérifié : tout corps plongé dans les eaux du bassin d’Austerlitz en ressort mouillé voire trempé si son embarcation ne flotte pas.

Sur les 28 radeaux engagés, seuls 24 ont réussi à franchir la ligne d’arrivée, dont celui de « l’assoc’tomate » modestement baptisé « Équipe de France ». L’an passé, le radeau « Black Pearl » avait démâté. Trop haut, le mat avait accroché la passerelle qui relie la presqu’île au cinéma UGC, privant sans doute les pirates d’une place sur le podium. Ils avaient néanmoins terminé 6e – belle performance pour une première participation.

Sur la quatrième marche du podium

Cette année, l’embarcation recouverte d’un large drapeau tricolore avait plutôt des airs de corbillard flottant mais il ne faut s’y tromper : les rameurs portant les couleurs des bleus avaient les crocs. Englués dès le départ dans un peloton dense, les moussaillons ont dû jouer des coudes avec, entre autres équipages, le drakkar des scouts de France. Pour virer sans sombrer au passage de la première bouée et remonter une à une les embarcations qui avaient pris le départ, il a fallu aux quatre moussaillons toute l’énergie de leur jeune âge.

Les Vikings ont, quant à eux, comme leurs homologues footballeurs, fait preuve d’une légendaire bravoure : ils ont évité le naufrage et terminé – non sans mal – la course. Les derniers coups de rame ont permis à Amandine, Léa, Manu et Antoine, bien coachés par Cédric Heitz, responsable de l’espace jeune à Eschau, de finir au pied du podium à quelques encablures du vainqueur Green Alligator et ses six rameurs. Et comme le podium était à « quatre marches » (dixit l’animateur de l’ARES) ils se sont vu remettre un « Archimède couleur chocolat noir surmonté d’une baignoire », l’Archimède étant aux baignoires ce que le Molière est au théâtre.

Forts de cette nouvelle expérience, ils participeront à « Esch’Ofni » le dimanche 21 août dans le cadre de la fête du canal. Une première à Eschau. La parade des OFNI (objets flottants non identifiés) sera précédée le samedi 20 août d’une course à la nage en eau libre de 700 m à l’adresse des nageurs qui recherchent des sensations fortes. Les inscriptions sont lancées

Bulletin d’inscription pour Esch’Ofni et Esch’eau à la nage : téléchargeable www.eschau.fr Renseignements : 03 88 64 03 76 ou courriel mairie@eschau.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 10 juillet 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Lancement des Docks d’été avec une course de « baignoires flottantes », l’opération Archimède

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Dans une jolie pagaille, les baignoires flottantes progressent sur le bassin, devant la médiathèque Malraux.
Photos DNA – Cédric Joubert

Et pourtant, elles flottent

Vingt-quatre radeaux construits autour d’une baignoire et de fûts en plastique ont suivi un parcours sur le bassin d’Austerlitz, hier à 16 h 30. L’alligator vert, ou Green Gator, a gagné, parce qu’il disposait de six rameurs bien coordonnés. L’opération Archimède, nom de la course, marque l’ouverture des Docks d’été, sans soleil. Et sans pluie non plus.

Sur la ligne flottante de départ, il y avait en théorie vingt-huit radeaux, tous construits à partir d’une baignoire et de flotteurs fournis par le centre socioculturel ARES. En pratique, sur le bassin d’Austerliz, vingt-quatre embarcations ont pu effectuer le parcours de quelques centaines de mètres. 

Mêmes si les composantes de base des radeaux étaient identiques, le résultat final différait grandement. Prenons par exemple l’esquif gagnant, affectueusement surnommé le « Green Gator », ou alligator vert. Six chaises d’école permettaient à six rameurs d’œuvrer de concert. Et le bateau présentait une symétrie, une qualité relative de réalisation qui contribuait à sa mobilité. Cela a pris un jour et demi à un groupe d’amis pour réaliser ce prototype vert, du radeau aux rames de bois. 

Les gagnants de l’édition 2 015 de l’opération Archimède remettaient leur titre en jeu. L’USI, pour Union Sportive d’Ittenheim, a fini deuxième, sur un petit radeau portant les couleurs de la France.

Naufrage viking

Plusieurs embarcations se paraient du reste de drapeaux tricolores, quart de finale de l’Euro oblige. L’adversaire footballistique du soir était symbolisé par un drakkar, créé les Scouts de France. Cela constitue-t-il un bon présage ? L’embarcation viking a plus ou moins fait naufrage. Un autre radeau, longiligne et orange, n’a carrément pas pu prendre le départ. Mis à l’eau parmi les derniers, il a coulé instantanément. 

La troisième embarcation à franchir la ligne d’arrivée s’appelait carrément « L’équipe de France » et son radeau ressemblait à un enterrement militaire flottant, avec un drapeau tricolore recouvrant la baignoire. A suivi un mini porte-avions, le « Charles de Gogol ». Ses marins lançaient régulièrement des bombes à eau sur les autres navires participants. Le « porte-avions » a franchi la ligne ex-æquo avec une déclinaison très libre des « Bronzés font du ski ». L’association Lupovino, qui s’occupe des gens du voyage, présentait avec humour un bateau-roulotte.

Ses marins ont valeureusement ramé et terminé dans les profondeurs non pas du bassin mais du classement. C’était la première participation de Lupovino à l’opération Archimède. Elle compte ses habitués, qui reviennent pour la franche rigolade de cette course dans une pataugeoire géante. 

Elle a ouvert les Docks d’été, ensemble d’animations gratuites proposées devant la médiathèque Malraux.

Une plage de sable, des pédalos et des kayaks attendent les estivants. Hier, il n’y manquait que le soleil. 

Des jeux de plage sont prêtés. De cinq ans à dix ans, les enfants peuvent évoluer gratuitement sur de petits pédalos électriques ; pour les dix à treize ans, il y a des kayaks pneumatiques, « stables et faciles à manœuvrer », explique le représentant de Contraste, qui gère ce matériel flottant. Enfin, pour les familles et les ados, des pédalos quatre places sont à disposition. Chaque jour de 14 h à 19 h.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, lundi 4 juillet 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Animations estivales – Ouverture des docks d’été

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En 2015, la régate a eu lieu pour la première fois à la presqu’île Malraux.
Photo archives Dna – Jean-Christophe dorn

Une trentaine d’équipages demain sur la ligne de départ

L’Opération Archimède, sixième édition, grandit d’année en année. Une trentaine d’équipages sont prêts à embarquer dans leurs baignoires flottantes dimanche à la presqu’île Malraux.

L’Opération Archimède est portée par le centre socioculturel de l’ARES. À l’origine couplé à la fête du quartier de l’Esplanade, à hauteur du pont du Danube, l’événement a été projeté l’an passé en ouverture des Docks d’été.

Une nouvelle visibilité pour un événement toujours délirant : aucune baignoire n’est assurée d’arrivée sans avoir pris l’eau.

Car chaque équipage, en plus de customiser son embarcation avec soin, doit assembler lui-même baignoire et flotteurs sur lesquels les pagayeurs prennent place.

Nouveauté, des démonstrations de danses et sports

Les candidats au bain sont néanmoins nombreux : des six équipages de la première édition, l’ARES est passée à presque une trentaine cette année.

Parmi les inscrits, on retrouvera le club de foot d’Ittenheim – les gagnants de 2015-, l’Étage, l’Épide, le foyer du jeune homme, les Dys (association de parents d’enfants atteints d’un trouble « dys »), la Ruche qui dit oui !, le Don du dragon, le Charles 2 Gogols (une agence de communication), les Scouts de France, Lupovino (association pour les gens du voyage), la communauté Emmaüs, l’association de prévention Vilaje (collégiens de Vauban), le centre de loisirs des jeunes, le centre de loisirs Les petits loups d’Eschau, l’Escale, ainsi que des groupes d’amis. L’ARES affrète elle-même trois baignoires.

Dès 14h, le public pourra visiter le paddock où seront exposées les baignoires. Une scène accueillera des démonstrations de danse et de sport, par les groupes de l’ARES, jusqu’au lancement de la course à 16h. Les trophées sont, comme l’an passé, signés Philippe Barra.

Dimanche 3 juillet à partir de 14h, course à 16h, à la presqu’île Malraux. 03 88 61 63 82. www. ARES-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, samedi 2 juillet 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Ah, si Archimède voyait ça !

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Une opération Archimède se prépare… et avec elle, la nouvelle édition de la désormais très célèbre course de baignoires flottantes organisée par l’ARES (Association des Résidents de l’Esplanade Strasbourg).

Déclinée depuis juin 2011 à l’occasion des Rencontres fluviales de Strasbourg, l’aventure ne cesse de s’étoffer, passant de six équipages la première année à 24 l’an passé et pas moins de 30 attendus cette fois-ci !

Famille, groupes d’amis, associations, commerçants, entreprises : tout le monde est bienvenu. Initialement installée à proximité du pont du Danube, la course aura lieu presqu’île Malraux en ouverture des Docks d’été, autrement dit le dimanche 3 juillet dès 14h. Ne manquez donc pas le défilé extraordinaire de ces embarcations customisées, décorées avec du papier mâché, du tissu, du bois et surtout beaucoup d’imagination.

Le tout en maintenant (ou pas) la stabilité et la vitesse à l’ensemble car, ne l’oublions pas, le but reste de franchir la ligne d’arrivée à la force des bras, des jambes, du vent… ou de ce qui fonctionnera !

© Strasbourg Magazine 272, Juillet/Août 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Un système d’achats partagés à la cité Spach

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A la Ruche 35, à la cité Spach, livraison des commandes Vrac, système d’achats en gros et en commun.
PHOTO DNA – Laurent Réa

Les habitants groupés pour mieux acheter

Vrac, acronyme de « Vers un Réseau d’Achat en Commun », a été lancé à la cité Spach par le centre socioculturel l’ARES. Ce système a un modèle, né à Lyon.

La distribution a lieu un mardi soir dans les locaux associatifs de la Ruche 35, à la cité Spach.

Le miel arrive par pots de 500 g, les pois chiches, lentilles vertes et haricots blancs par sacs de 25 kg, les dattes et figues par sacs de 5 kg.

Des balances et bocaux vides attendent les clients qui, quinze jours plus tôt, ont rempli leur bon de commande en choisissant les produits et la quantité voulue. Reste à se servir soi-même ou avec l’aide de bénévoles ou des autres acheteurs, comme Martine, Valérie, Ginette ou Adrien.

Elisabeth Koonja, de l’association Viva-Spach, récupère un bidon de 5 litres d’huile d’olive qui vient d’une coopérative de producteurs espagnols : « C’est moins cher mais c’est surtout pour soutenir le réseau. »

« Des produits de qualité à des prix abordables »

Vrac, projet porté par l’ARES (association des résidents de l’Esplanade de Strasbourg), a un modèle à Lyon où une association, soutenue par les bailleurs sociaux, a démarré dans un quartier populaire de l’agglomération avant d’essaimer dans six autres.

S’il n’existe pas de liens formels avec l’organisation lyonnaise, le nom comme le logo sont semblables et, pour une partie des produits qui ne se trouvent pas localement, les fournisseurs sont les mêmes.

« Il s’agit de se regrouper pour acheter en commun des produits de consommation de base », définit Emma Krebs, chargée de mission à l’ARES.

Le choix s’est porté sur l’épicerie, plus simple pour la logistique. Autant que possible, les produits sont locaux : la farine vient d’un moulin du nord de l’Alsace à Hoffen (en conversion bio), les oignons de l’Ilot de la Meinau, le miel d’Illkirch, les lentillons de Moselle, les jus de fruits de Sessenheim..

« On essaye de trouver des produits locaux mais, si ce n’est pas le cas, on privilégie le direct. On cherche des produits de qualité à des prix abordables », résume Emma Krebs.

Objectif : que le projet grandisse afin de diversifier les produits. Pour l’instant, il n’y a que de l’alimentaire, peut-être que des fournitures scolaires ou des produits ménagers seront envisagés.

« C’est un acte plus politique qu’autre chose, on veut tordre le cou à certaines entités de la grande distribution », dit Frédéric, 38 ans, de l’Esplanade, venu avec Florence, 34 ans, chercher leur commande.

Adrien, 32 ans, habite rue Vauban. Il fait partie d’une association, Teje (« Travailler ensemble, jeunes & engagés »), utilisatrice des locaux de la Ruche 35. Les groupes d’achats, il connaît, il en a créé un avec une vingtaine d’amis l’an passé, avec du bio et du local. Il continue en parallèle, est inscrit à une Amap (association pour le maintien d’une agriculture paysanne) et s’est mis à Vrac, où il donne aussi un coup de main pour la répartition des produits : « Le but est de s’auto-organiser, les gens qui viennent ici n’ont pas forcément l’habitude. On peut aussi donner du temps. Chacun peut se servir. » La finalité est que le groupe s’autonomise, l’ARES est là pour lancer le mouvement.

L’ARES pour le moment avance les frais pour les fournisseurs. Il n’y a pas de limites en nombre : « Plus il y a de commandes, plus on peut renégocier les prix. »

Et ça peut aller loin : Véronique travaille à l’Esplanade mais vit à Hindisheim. Elle a passé commande non seulement pour elle mais aussi pour des voisines.

Contact : Emma Krebs au ✆ 03 88 61 63 82 ou emmakrebs@ARES-actif.fr.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mardi 26 juin 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Vauban – Cité Spach

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Le secteur compte 1 300 logements, dont 56,8 % de logements sociaux « en voie de dégradation », constate l’ARES dans un diagnostic du quartier qui croise entretiens et données chiffrées de l’INSEE et de l’Eurométropole.
PHOTO DNA – Cédric JOUBERT

Les bailleurs sociaux mis sous pression

L’association Viva-Spach et le centre socioculturel de l’ARES ont décidé d’aider les locataires à obtenir des bailleurs sociaux la résolution de problèmes basiques d’hygiène et de sécurité.

Réunion de crise mercredi soir au local de la Ruche 35, géré par l’association Viva-Spach. Une dizaine de locataires du bailleur social LogiEst (123 logements dans le quartier) égrènent la liste des problèmes rencontrés dans leurs immeubles et laissés de longue date sans résolution par le bailleur (*).

« On est tous rassemblés pour être plus forts, avoir plus de poids », a résumé en préambule Etienne Fleury, président de Viva-Spach.

« On ne lâchera pas »

« Dès après la réunion, on pourra faire une demande de rendez-vous avec le bailleur, déposer les doléances. On verra comment le bailleur répond. On ne lâchera pas tant qu’ils n’auront pas répondu, on listera leurs engagements et on va les suivre », a ajouté Marc Philibert, directeur de l’ARES.

Le centre socioculturel de l’Esplanade vient d’obtenir un deuxième agrément de la CAF pour ce quartier désormais classé QPV (quartier prioritaire de la politique de la ville).

Marc Philibert justifie le choix de l’ARES de s’investir dans cet accompagnement : en travaillant au diagnostic social du secteur, « la relation aux bailleurs sociaux est souvent revenue. On ne peut pas laisser les habitants seuls face à eux ».

Des rats dans les caves et les poubelles

Une habitante du n° 4 démarre : « Il y a les rats qui sortent des poubelles par terre et les égouts des jardins sont bouchés. » Une dame du n° 14 embraye : « J’ai écrit un courrier pour les rats dans les caves, des boîtiers ont été déposés mais ils ne sont pas efficaces, les rats rongent absolument tout. Et puis il y a l’humidité. »

D’autres parlent de sécurité, des portes d’entrée qui ne ferment pas, des squatters dans les caves.

Et puis cette fameuse interruption du chauffage pendant plusieurs jours récemment (DNA du 21 janvier).

Un habitant s’est entendu répondre un jeudi : « On verra ça lundi ! » Il a alerté les médias et le problème a été réglé dans la journée. De la difficulté à se faire entendre.

Et le ménage ? « Laissez tomber », s’exclame une participante résignée, qui depuis son arrivée trois ans plus tôt n’a toujours pas accès à sa cave. Un autre a déposé une main courante contre le bailleur et ne cache pas son scepticisme : « Je fais le tour des immeubles pour alerter sur ces charges qu’on paye sans avoir le service. Mais si tout le monde ne marche pas ensemble… »

« C’est pour ça qu’on est là », tempère sa voisine, habituée des courriers qui restent lettre morte ou du téléphone qui sonne dans le vide.

Le sujet des pigeons préoccupe aussi : « On ne peut rien accrocher sur les balcons. » Des pics ont bien été installés mais les volatiles ont migré dans les entrées.

Un rendez-vous deux fois par mois pour avancer

Une décharge improvisée au pied d’un autre immeuble est mentionnée. La présence insuffisante du concierge, mobilisé sur plusieurs secteurs en même temps, est déplorée.

Quant au « multiservices » et au numéro d’urgence en « 08 », ils suscitent des rires jaunes. « C’est une plateforme. L’autre jour, je suis arrivée à Bordeaux », raille une dame, tandis que ce monsieur montre à la ronde une photo d’un mur de sa salle de bain mangé par les champignons.

On passe sur les témoignages d’échanges téléphoniques qui confinent à l’absurde.

« Il faut constituer le dossier, apporter les quittances de loyer pour obtenir des réponses sur les charges, transmettre les photos et ne pas casser la dynamique », conclut Marc Philibert.

Rendez-vous est pris tous les mercredis deux fois par mois. Les deux prochaines réunions seront consacrées à CUS Habitat et à la Socolopo, les deux autres bailleurs sociaux du quartier.

Nous avons essayé de joindre LogiEst sans succès.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 6 mars 2016. – Tous droits de reproduction réservés

C’est toujours Carnaval

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Les musiciens d’Alsace Percussion font battre les tambours pour diriger le cortège jusqu’au parc de la Citadelle. PHOTO DNA

Pirates, princesses et autres superhéros se sont rassemblés samedi avant de défiler jusqu’au parc de la Citadelle. Un carnaval organisé par les bénévoles du centre socioculturel de l’Esplanade, qui a attiré des gens de Strasbourg et alentour.

Départ place de l’Esplanade, à Strasbourg, pour le défilé du Carnaval organisé samedi après-midi par l’équipe d’animateurs bénévoles du centre socioculturel de l’Esplanade (Association des Résidents de l’Esplanade de Strasbourg, ARES).

La fête a commencé sous le soleil en musique avec tambours et instruments à vent. La fanfare des externes et des internes de Strasbourg (FEIS) et l’association Alsace Percussion étaient invités pour accompagner le défilé.

Du haut de leurs échasses, trois artistes de la compagnie des Arts Pitres ont déambulé dans des costumes d’une autre planète et annoncé le lancement du défilé. En prenant de la hauteur, ils ont pu compter le nombre de personnes présentes dans le cortège. 200 enfants et adultes se sont rassemblés pour faire la fête. Pirates, princesses, et aussi Dark Vador, la Reine des neiges et Spiderman étaient de la partie

Sur les airs d’ABBA ou des Beatles, le cortège a défilé entre les immeubles du quartier. Le voisinage curieux a ouvert les fenêtres pour observer le spectacle, certains sont descendus pour rejoindre la fête.

Que le spectacle commence !

Olivier Frechard, directeur du pôle Animations à l’ARES, a résumé l’esprit de l’événement : « Le Carnaval représente le bien-être du quartier, le vivre ensemble. »

Le Carnaval a aussi attiré des personnes d’autres quartiers de Strasbourg et au-delà, de Neudorf jusqu’à la ville de Bischheim. Caroline et Jérôme et leurs enfants, habitants de la Robertsau, ont joué le jeu et sont tous venus déguisés.

Un dernier spectacle attendait les participants. Le bonhomme Neige, un monstre de deux mètres aux mains gigantesques, représentant le froid et la maladie, devait être brûlé. Alors que l’affreux personnage fait de papiers journaux disparaissait dans les flammes, l’un des échassiers s’est écrié : « Adieu, le froid. »

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mardi 1er mars 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Samedi avec l’ARES

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La crémation du bonhomme hiver, en 2015, a rassemblé des centaines de participants au parc de la Citadelle. Photo DNA – Cédric Joubert

La cavalcade de Carnaval en fanfare

Les Esplanadiens sont conviés par l’ARES à fêter Carnaval. Au programme, animations musicales, défilé dans les rues du quartier, avant la traditionnelle crémation du bonhomme hiver.

« Et toi, en quoi te déguiseras-tu ? », interroge l’affiche. Le Carnaval du quartier commence par des animations sur la place de l’Esplanade.

Alsace Percu, la fanfare FEIS et les Arts Pitres sont sur le pont pour réchauffer l’ambiance à partir de 15h30.

Le défilé démarre à 16h30. Les participants déambulent entre les immeubles du quartier et invitent les habitants à les suivre. Direction le parc de la Citadelle, pour le clou de la journée.

À l’occasion du Carnaval, le centre socioculturel de l’Esplanade célèbre en effet chaque année la fin de l’hiver – ou en tout cas l’espère – par la crémation du bonhomme hiver.

L’an passé, un procès instruit dans le parc avait mobilisé des centaines de personnes.

Et pendant que brûle le fameux géant, distribution de chocolat chaud pour tous.

Samedi 27 février dès 15h30 place de l’Esplanade. 03 88 61 63 82. www.ares-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 24 février 2016. – Tous droits de reproduction réservés

Avec le Théâtre du Tambourin

Flix
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lix par les Anges Nus

Quand les Anges Nus s’emparent d’un certain Flix…

Adossé à l’ARES, le Théâtre du Tambourin accueille la Maison Théâtre qui a engagé une programmation croisant diverses esthétiques, genres, et qui s’adresse aux tout-petits comme aux adultes. Et anime un dialogue constant entre artistes et spectateurs, entre citoyens.

C’est avec la reprise de Flix par Les Anges Nus que s’ouvre cette saison. Inspiré par l’univers non-sense du très estimable Tomi Ungerer, le spectacle burlesque de Marion Granjean et Naton Gœtz, dirigées par Thomas Niess, milite pour la différence à travers l’histoire du chien Flix né d’un couple de chats et qui se heurte à l’hostilité du peuple chat.

Suivra en février du théâtre musical orchestré par la Compagnie du Réfectoire, originaire d’Aquitaine, qui va feuilleter Le Journal de la Grosse patate.

Ces 17 et 24 janvier à 17 h, le 20 à 14 h 30. À partir de 7 ans. www.theatredutambourin.eu ; lamaisontheatre.eu ; 03 88 61 07 30.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 14 janvier 2016. – Tous droits de reproduction réservés