Exposition – Strasbourg – A l’ARES

Une exposition très mexicaine

Moins d’une semaine avant le décrochage, détour à l’exposition de l’artiste mexicaine Liz Gartz, à l’ARES. Son œuvre intimiste flirte avec le réalisme magique. À voir !


« À la plage », une gravure de Liz Gartz. DR

« C’est une exposition très mexicaine ! », plaisante Liz Gartz. Non seulement parce que l’artiste est née à Guadalajara, mais aussi parce que l’événement fut organisé de manière très spontanée, à la mexicaine, en moins de trois jours. « Je voulais montrer au public d’ici les œuvres que très prochainement je m’apprête à expédier pour une exposition à Monterrey », explique Liz Gartz. « Par hasard, j’ai appris que l’espace d’exposition de l’ARES était libre en août. Le responsable Alain Allemand s’est montré enthousiaste et en deux jours les tableaux étaient sur place ! »

Peintre reconnue dans son pays d’origine où elle vivait de son art, Liz Gartz est devenue Strasbourgeoise en 2011, accompagnée de toute sa famille. Pour elle, ce changement de vie s’est aussi traduit par un changement de style : après une longue période abstraite, elle a commencé à intégrer dans son œuvre le figuratif, créant petit à petit un univers que l’on pourrait qualifier de surréaliste ou tout simplement proche du réalisme magique latino-américain.

À l’ARES, sur trois étages, sont exposées à la fois ses grandes toiles mystérieuses explorant l’univers intime de la femme (huile sur toile), et une série de portraits réalisés aux moyens d’une technique particulière : l’encaustique. Utilisant des couleurs délayées dans de la cire fondue, ce procédé artistique donne une douceur et une sensualité de la représentation inégalées.

L’exposition présente aussi une série de gravures qui font, elles aussi, la part belle aux personnages féminins.

Une exposition qui vaut le détour.

Exposition ouverte du lundi au vendredi, de 9h à 17h, prolongée jusqu’au 18 août. À l’ARES, 11 rue d’Ankara.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, samedi 12 août 2017. – Tous droits de reproduction réservés

ESCHAU – Course de baignoires de “l’Opération Archimède”

L’assoc’TOMATE en mode régate

L’assoc’TOMATR (Tribu ouverte et motivée des ados d’Eschau) a participé à la course des baignoires de l’Association des Résident de l’Esplanade Strasbourg (ARES), dimanche à la presqu’île Malrau.


Plus que quelques coups de pagaies avant d’accoster – PHOTO DNA

Et quoi qu’on en dise, leur embarcation n’est pas le radeau de la méduse. L’objet flottant mis à l’eau est constitué de quatre fûts et d’une baignoire.

Embarcation encastrée

Cette année, succès oblige, ils étaient 24 équipages grimés et déjantés à concourir. Première épreuve ; mettre à l’eau l’embarcation sans qu’elle ne coule sur la ligne de départ. Au micro, Marc Philibert, directeur de l’ARES, s’amuse : « La sauce tomate tourne ! ».

Les ados ont choisi le thème de la tomate pour décorer leur navire : quelques arceaux de cages de football en salle prêtés par le FCE, des dizaines de ballons de baudruche rouges et verts et le tour est joué.

Manque de chance, le temps est à l’orage ce dimanche et le vent balaie le bassin d’Austerlitz. « Avec un vent de face sur le retour, les ballons nous ont freinés », plaide Antoine. De plus, l’embarcation déviée de sa trajectoire est venue s’encastrer sous la passerelle reliant la presqu’île aux quais, perdant du coup quelques ballons.

Une mésaventure que les moussaillon ont déjà connue en 2015 : le « Black Pearl » avait démâté sous la passerelle ! Mais comme dans la chanson, au moindre coup de Trafalgar c’est l’amitié qui prend le quart. Amandine, Léa, Antoine et Samuel sont arrivés à bon pert… 21e sur 24, loin derrière la pirogue polynésienne des pagayeurs de la MJC du pays rhénan. Mais le classement importe peu. « Fluctuat nec mergeitur » pourrait être la nouvelle devise de l’assoc’TOMATE : le radeau, balloté par les flots, ne coule pas !

L’équipage est reparti une nouvelle fois avec un « Archimède ». Ce trophée est aux pilotes de baignoire ce que l’oscar est aux acteurs de cinéma.

Le prochain rendez-vous pour les amateurs d’OFNI (Objets Flottant Non Identifiés) est fixé au 20 août à Eschau pour la fête du canal. La parade sera précédée la veille par une course de natation. Le programme complet est disponible sur le site de la commune.

Les inscriptions pour « Esch’ofni » et « Esch’nage » sont ouvertes au 03 88 64 03 76 ou mairie@eschau.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, vendredi 7 juillet 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Animations estivales de la presqu’île Malraux

L’opération Archimède lance la saison des Docks

La traditionnelle course de baignoires de l’ARES a ouvert officiellement hier après-midi, la saison estivale sur la presqu’île Malraux. Sable et pédalos sont au programme tous les jours, gratuitement, jusqu’au 3 septembre.


Ici les gagnants

 

Chaque embarcation doit compter une baignoire et quatre bidons.
Photos Christian LUTZ-SORG

Depuis trois ans maintenant, l’ARES, l’association des résidents de l’Esplanade à Strasbourg, tient vitrine sur la presqu’île Malraux. Cette fête de fin d’année, qui se tenait plus loin vers le parc de la Citadelle, y a été déménagée en 2015, ce qui lui permet, grâce à une collaboration avec la Ville, de toucher un public plus nombreux pour les démonstrations sur scène tout au long de l’après-midi puis pour la très ludique course de baignoires.

« Ici, ça nous donne plus de visibilité explique Marc Philibert son directeur. Cela nous donne un autre rayonnement. Et puis cela permet de montrer notre savoir-faire en animation et en événementiel ».

Mais pas forcément en pilotage de baignoire puisque la tradition semble installer l’équipage de l’ARES loin derrière les premiers arrivés dans cette course ludique. Hier, c’est un équipage d’une MJC du pays Rhénan qui a remporté la compétition avec une embarcation inspirée des pirogues polynésiennes et propulsée par un animateur et trois jeunes garçons. Ils se sont entraînés du côté de Roerschwoog et hier, se disaient même un peu déçus de n’être pas allés plus vite.

Aux abords de la course, des dizaines d’enfants avaient déjà investi le sable doux de la plage mise en place pour la durée de l’été. Les Docks d’été sont ainsi lancés jusqu’au 3 septembre.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, lundi 3 juillet 2017. – Tous droits de reproduction réservés

STRASBOURG

Opération Archimède

 

Aujourd’hui. Course de baignoires flottantes ! Les équipages s’affronteront dimanche 2 juillet de 14h à 18h, sur des embarcations toutes plus délirantes les unes que les autres. Parties de quatre fûts et une baignoire, les équipes doivent construire et décorer une embarcation tout en maintenant l’espoir qu’elle flotte le jour J ! Dès le matin, un paddock, ouvert au public, est aménagé pour permettre aux équipes de construire ou de finaliser leurs embarcations. A midi, les équipages se pour aller se restaurer avec l’équipe organisatrice. A 14h, tout le monde rejoint le paddock. Le public peut s’y promener, voir les embarcations de près, les photographier et discuter avec les équipages. Il peut ensuite prendre place tout autour du bassin ou s’installer confortablement sur la plage ! De 14h à 16h :l’ARES en scène ! Un show sur podium avec des démos de danses (africaine, modern’jazz, flamenco, hip-hop…) et des sports (aérobic, pound, piloxing…). A partir de 16h : la course ! Sur place : une buvette avec boissons, petite restauration et glaces.

Bassins de la presqu’île Malraux à Strasbourg.

Renseignements : CSC ARES, 10 rue d’Ankara, tél. 03 88 61 63 82, contac@ares-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, dimanche 2 juillet 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Docks d’été – Opération Archimède

Pour se mettre dans le bain…

Pour inaugurer les Docks d’été, une trentaine d’équipages prendront dimanche après-midi le départ de la désormais traditionnelle régate en baignoire organisée dans le cadre l’Opération Archimède, portée par l’ARES.


La course de baignoires donnera dimanche le coup d’envoi des Docks d’été.
Photo ARCHIVES DNA – Cédric Joubert

Difficile de dire à quoi ressembleront les embarcations de ce septième opus. « C’est top secret ! Même nous, nous ne sommes pas dans la confidence », promet le directeur du centre socioculturel de l’ARES, Marc Philibert. Tout au plus a-t-il entendu parler cette année « d’une embarcation aux couleurs du Moulin Rouge qui devrait valoir son pesant de cacahuètes ».

Dimanche, le concours de baignoires flottantes de l’ARES – qui se tenait à ses débuts à hauteur du pont du Danube – inaugurera pour la troisième année consécutive les Docks d’été, qui animeront jusqu’au 3 septembre la presqu’île Malraux. Le cru 2017 de « L’Opération Archimède » promet de belles surprises, d’autant que les critères de notation pour départager les embarcations ont été modifiés. Si jusqu’à présent, le gagnant de la course était celui qui franchissait en premier la ligne d’arrivée, un deuxième critère, basé sur l’originalité, la décoration et l’animation de l’embarcation, sera désormais pris en compte par le jury. « Dans l’idée d’éviter que d’ici quelques années, il n’y ait plus que des embarcations hyper-rapides, mais moins fantaisistes », précise Marc Philibert.

Vingt-huit équipages inscrits

Les réjouissances démarreront dès 14 h 30 avec « ARES en scène ». L’occasion pour les différentes sections du centre socioculturel de présenter leurs activités : Batukadakids, danse hip-hop pour tous les âges, modern jazz, street jazz… De quoi s’échauffer en attendant la course. « La mise à l’eau des baignoires est prévue vers 16 h 30 et le départ sera donné aux alentours de 17 h, 17 h 30 », précise Marc Philibert.

Vingt-huit équipages se sont pour l’heure inscrits. Certains sont des habitués – comme l’Épide, la communauté Emmaüs, le Foyer du jeune homme, le CSC L’Escale… D’autres participent pour la première fois et viennent apporter une dimension « Grand Est » à la manifestation. La FDMJC du Pays Rhénan, ainsi que le comité de gestion des CSC de Metz sont notamment attendus. Dès 14 h 30, le public pourra en outre visiter le paddock, où seront exposées ces baignoires un peu folles dont l’objectif premier restera de ne pas chavirer.

Dimanche 2 juillet à partir de 14 h 30, course vers 17 h, à la presqu’île Malraux. Renseignements au 03 88 61 63 82 ou www.ares-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 29 juin 2017. – Tous droits de reproduction réservés

ESPLANADE – Cinéma en plein air à la Citadelle

Une folle soirée avec Grease


Total look Grease pour être dans le thème de la soirée. PHOTO DNA

Pique-nique et projection du film Grease en plein air, voici le programme suivi par plus de 3 000 personnes samedi à partir de 20 h dans le parc de la Citadelle à Strasbourg. Une soirée organisée par l’association des habitants du quartier de l’Esplanade (ARES).

« On a lancé le projet à deux, avec Anne, la référente famille de l’ARES. C’est la première fois que nous organisons un cinéma en plein air », explique Salomé Turk, animatrice, vêtue d’une robe de pin-up à fleurs. Pour cette première, le choix du film était tout trouvé. « Grease est une comédie familiale, j’apprécie réellement ce film ; étant étudiante en cinéma, je suis passionnée de comédie musicale », poursuit Salomé.

Bouche rouge et banane improvisée

La projection du film étant prévu à 22 h 30, il faut occuper les premiers arrivés qui s’installent sur le monticule d’herbe, en face du grand écran encore blanc, avec leur pique-nique. « Nous deux, on est fan de l’époque », affirme Marie et Morgane, habillée pour l’occasion, bien installées sur leur couverture, prêtes à regarder le film.

Au programme : concours de déguisement, jeux de société vintage et stand beauté où se font maquiller petits et grands. Maïté, une pin-up plus connue sous le nom de Mee Lady, propose un chignon à une jeune fille : « Bandana, trait de liner, bouche rouge et banane improvisée, nous vous faisons ce que vous voulez pour un euro symbolique, histoire de financer le prochain voyage des jeunes de l’association. »

Cet événement, sorte de fête de quartier revisitée, va « servir de diagnostic concernant les envies d’animations dans le quartier de l’Esplanade. Le but est de savoir ce que représente la Citadelle aujourd’hui pour tous ses habitants, en plus d’être un lieu de rencontre, pour répondre aux attentes », souligne Anne Westerman, référente famille à l’ARES.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 21 juin 2017. – Tous droits de reproduction réservés

ESPLANADE – Avec l’ARES, samedi soir

Cinéma en plein air et ambiance 50’s à la Citadelle


Grease sera projeté samedi à la Citadelle. Document remis

« Robe patineuse et foulard dans les cheveux, blouson College et cheveux gominés : libérez le temps d’une folle soirée la Olivia Newton-Jones et le John Travolta qui sommeillent en vous ! » C’est du moins le conseil de l’ARES pour ce week-end. Le centre socioculturel de l’Esplanade investit ce samedi 17 juin le parc de la Citadelle pour une projection de cinéma en plein air gratuite.

Concours de déguisements

La soirée démarrera à 20 h par un pique-nique sur l’herbe avec animations, jeux pour toute la famille, concours de déguisement, démonstrations de danses, musique des années 50… Une buvette et des gourmandises sucrées seront proposées sur place.

Puis, à 22 h 30, place à la projection du film « Grease », la comédie musicale tout public, sortie en 1978 avec les inoubliables Olivia Newton-Jones et John Travolta. S’agissant d’une séance de cinéma en plein air, les spectateurs sont invités à apporter plaids, couvertures et transats… À moins qu’ils ne préfèrent se mettre à danser pour se réchauffer !

Samedi 17 juin à partir de 20 h au parc de la Citadelle. Entrée libre. Renseignements auprès de l’accueil de l’ARES au 10 rue d’Ankara à Strasbourg, 03 88 61 63 82, ou par courriel : contact@ARES-actif.fr

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 15 juin 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Exposition – Au Centre socioculturel ARES

Jaune


Une des œuvres exposées à l’ARES. Document remis

L’exposition de printemps de l’ARES réunit une sélection d’œuvres d’une trentaine d’artistes, avec des médiums, des techniques et des démarches variés, autour de la couleur jaune. Une couleur longtemps mal aimée en Occident. Au Moyen Âge, c’est l’or, très utilisé dans la peinture religieuse, qui a concentré les dimensions positives de lumière, de soleil, de chaleur et de joie. Le jaune a alors été, par élimination, défini comme une couleur négative. Il devient longtemps le symbole de l’exclusion, de la trahison et de l’orgueil… En Occident, un double mouvement va changer le statut de cette couleur. Pour les Impressionnistes, la peinture en extérieur les oblige à utiliser le jaune pour décliner les effets de la couleur. Puis, pour la peinture semi-figurative et abstraite, le jaune devient un outil incontournable.

« Jaune », une exposition à l’ARES, 10, rue d’Ankara, de 9 h à 20 h. Gratuit. ✆ 06 26 47 21 52

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mardi 30 mai 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Esplanade – A l’ARES

Un nouveau président

Élu le 9 mai par le comité de direction, Frédéric Duffrene, 50 ans, succède à Claude Gassmann au poste de président de l’Association des Résidents de l’Esplanade.


Frédéric Duffrene, nouveau président de l’ARES.
PHOTO DNA Jean-François Badias

Son « dada », c’est l’engagement citoyen. Une certaine façon d’envisager le monde en général, l’Esplanade en particulier. C’est pour cela, bien plus que pour le « prestige » – dont on comprend que ce n’est pas sa priorité – que Frédéric Duffrene a présenté sa candidature à la présidence de l’ARES. « J’ai du mal avec tout ce qui est management vertical, mais j’avais envie de faire quelque chose pour le quartier et j’étais particulièrement motivé par l’orientation économie sociale et solidaire, clairement affichée par le nouveau projet social. Je ne voulais pas voulu non plus que l’ARES ait un président par défaut or, personne d’autre n’était volontaire. »

Cofondateur du Stück

Lyonnais d’origine, Strasbourgeois depuis 1994, Frédéric Duffrene est membre du comité de direction de l’ARES depuis cinq ans. Il a travaillé 20 ans dans un cabinet d’expertise comptable et d’audit et conseille depuis deux ans les entreprises des Scop (Sociétés coopératives et participatives) Grand Est. « Il fallait que je change quelque chose professionnellement », explique celui qui s’est aussi engagé personnellement, notamment dans la monnaie alternative locale, le Stück, dont il est l’un des fondateurs.

Cet engagement citoyen, il le porte aussi au sein de l’ARES, « centre social et culturel et association de résidents », rappelle-t-il. « Ici, il y a de quoi faire à tous les étages ! On peut installer des barrières pour la fête de quartier, distribuer l’ARES-Flash ou devenir administrateur. Chacun peut s’engager à son niveau et selon ses envies ! »

Frédéric Duffrene évoque volontiers le projet VRAC (Vers un Réseau d’Achats en Commun), « symptomatique », à ses yeux, tant des axes de travail que de l’état d’esprit de l’ARES. Né à l’Esplanade, il a essaimé et est depuis peu porté par une association indépendante. « Nous ne sommes pas obligés de tout internaliser pour que notre projet social et culturel se réalise. Derrière le VRAC, il y a des habitants qui se sont pris en main. C’est exactement ce que nous recherchons ! », insiste-t-il. « Ce qui importe pour l’ARES, c’est d’accompagner les microprojets qui germent ici ou là », complète son directeur, Marc Philibert.

Côté projets, justement, le nouveau binôme entend développer les activités de la « Ruche 35 », que l’ARES gère dans le cadre du deuxième agrément dont le CSC dispose depuis octobre 2016 sur la cité Vauban-Spach. « L’idée n’est pas de dire : attendez, on va vous montrer ce qu’on sait faire, mais de développer ce qui existe, dans le cadre d’une convention avec l’association Viva Spach », explique Marc Philibert. À compter du 15 juillet, un poste de coordinateur à plein-temps – cofinancé par l’ARES et la CAF – y sera ainsi créé.

Frédéric Duffrene a « quelques idées » pour développer l’ancrage dans l’économie sociale et solidaire. « Le mot économie peut en rebuter certains, mais pas moi, dans la mesure où nous restons fidèles à nos valeurs », insiste-t-il. Il veut aussi « maintenir la cohésion » – notamment grâce à la tarification solidaire – et inciter les Esplanadiens à s’impliquer au quotidien. Et d’évoquer la possible création d’une conciergerie de quartier, le devenir du centre commercial, l’utilisation des espaces communs, et plus largement le soutien à « tout projet qui rend service aux habitants tout en les amenant à travailler ensemble ».

 

Le nouveau président entend aussi soigner ses bénévoles – 150 actuellement –, en les structurant, en leur proposant des formations, en les amenant à réfléchir à leur rôle et à leurs motivations… « En fait, à tous les niveaux, j’ai surtout envie qu’on continue à se poser des questions. C’est ça, la grande force de l’ARES ! », conclut-il.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mardi 23 mai 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Exposition – Au centre socioculturel de l’ARES

« Jaune »


Une œuvre de Vinca Schiffmann. Document remis

L’exposition de printemps de l’ARES réunit des œuvres d’une trentaine d’artistes, avec des médiums, des techniques et des démarches variés. Le thème choisi cette année est « Jaune », une couleur traditionnellement mal aimée en Occident. Au Moyen Âge, c’est l’or, très utilisé dans la peinture religieuse, qui a concentré les dimensions positives de lumière, de chaleur et de joie. Le jaune a alors été défini comme une valeur négative. Il devient pour longtemps le symbole de l’exclusion, de la trahison et de l’orgueil…

« Jaune », une exposition collective, au centre socioculturel de l’ARES, 10, rue d’Ankara, de 9 h à 20 h. Gratuit.
✆ 06 26 47 21 52

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 3 mai 2017. – Tous droits de reproduction réservés

Esplanade – A l’ARES

Une page se tourne


Claude Gassmann, président depuis 19 ans du centre socioculturel de l’ARES, avant sa dernière assemblée générale.
Photo DNA – Michel Frison

Après 19 ans à la tête de l’Association des Résidents de l’Esplanade (ARES), Claude Gassmann assistait le 25 avril à sa dernière assemblée générale en tant que président. Son successeur à la tête du centre socioculturel sera élu mardi prochain.

C’est une AG pas tout à fait comme les autres, et ce à plus d’un titre, qui a rassemblé l’autre mardi les membres de l’ARES (Association des Résidents de l’Esplanade). D’abord parce qu’il s’agissait de la dernière sortie de Claude Gassmann en tant que président. Après 19 ans de mandat – « une longévité qui peut laisser certains rêveurs », plaisante Olivier Bitz –, ce dernier a décidé de passer la main. Son successeur sera élu la semaine prochaine. « Vous avez su bien accompagner l’évolution de l’association », a salué l’adjoint de quartier, faisant notamment référence au chantier au long cours lié aux nouveaux locaux.

« Les bases n’ont pas changé »

« L’ARES a dû se structurer et s’est beaucoup ouverte ; mais elle n’a pas changé et est toujours restée sur les bases que Jean-Marie Lorentz avait établies lors de sa création, en 1964 », a salué Claude Gassmann. Il dit avoir simplement voulu être « un président qui n’empêche rien et laisse la créativité des salariés et des bénévoles s’exprimer ».

Mardi, un aréopage d’élus était présent pour saluer le partant. L’occasion pour Mathieu Cahn de souligner « le rayonnement de proximité de l’ARES, qui permet à des initiatives citoyennes de se développer dans la ville ». Et pour le député Philippe Bies de mettre en exergue la création du VRAC, un système d’achats groupés qui a déjà essaimé à Illkirch et au Neuhof, et qui a été développé en fin d’assemblée générale.

Atypique, cette AG l’était aussi par sa forme, pensée par le directeur, Marc Philibert, pour être en cohérence avec le projet social à venir, axé autour de l’économie sociale et solidaire. Pas de discours tirant en longueur, pour le coup, mais trois courtes (et très réussies) vidéos, mises en ligne en amont et détaillant les rapports moral, d’activité et financier. On en retiendra notamment que la situation financière de l’ARES est désormais saine, mais que la crèche familiale – qui regroupe 17 assistantes maternelles – présente un déficit structurel. « C’est un modèle à bout de souffle, qu’il va falloir revisiter », note Marc Philibert.

1 419 familles adhérentes

Le rapport d’activité, où l’on apprend que le CSC compte 1 419 familles adhérentes, est opportunément illustré par les témoignages d’Isabelle, dont le fils Martin a « adoré son séjour trappeur » ; de Jeanne, éducatrice de jeunes enfants qui a bien du mal à concurrencer le volume sonore des petits ; de Liliane, une habitante du quartier qui profite de diverses activités, de la cuisine aux parties de cartes, en passant par la gym… Côté finances aussi, les choses sont présentées de manière très pédagogique, un billet de 100 € servant de base pour détailler les dépenses et les recettes.

Dans la foulée de cette mini-projection, les participants étaient invités à se disperser dans les locaux. Objectif : en apprendre plus sur le volet de leur choix, au fil de plusieurs ateliers où l’on pouvait discuter tant avec le président qu’avec les responsables du secteur enfance ou de l’école de musique, en fonction de ses intérêts. Une intéressante initiative !

© Dernières Nouvelles d’Alsace, mercredi 3 mai 2017. – Tous droits de reproduction réservés

exposition collective – à l’ARES

«Jaune», la couleur lumière


Une œuvre d’Alain Allemand (détail) à l’exposition «Jaune». DR

Couleur très expressive et lumineuse, le jaune a pourtant très longtemps été déconsidéré en Occident. Au Moyen Âge, il fut le symbole de l’exclusion, de la trahison et de l’orgueil. C’était la couleur des chevaliers félons, mais aussi de Judas dans la peinture religieuse.

Cette dimension négative reste inscrite jusqu’à nos jours dans certaines expressions comme « rire jaune », « teint jaune» etc.

Pourtant, qui ne se rappelle pas des champs de blé, du soleil, des étoiles, des tournesols ou encore du lit et de l’autoportrait-même de Van Gogh où la force du pigment jaune éclate d’énergie pure affirmant la folie lumineuse de l’existence?

En effet, avec l’impressionnisme, les artistes, sortis de leurs ateliers dans la nature, commencent de plus en plus à utiliser le jeune pour décliner les effets de lumière. L’influence importante de la peinture orientale, notamment japonaise, accentue encore cette tendance qui se confirme dans la peinture semi-figurative, puis abstraite.

Exposition collective d’une trentaine d’artistes, avec des médiums, des techniques et des démarches variés, l’exposition de printemps de l’ARES a choisi cette année pour thème le jeune. Les créateurs sont invités à produire des œuvres inspirées par cette couleur enchanteresse et ambiguë.

Dans l’espace Art’Esplanade, Bâtiment de l’ARES – Rue d’Ankara. Aux heures d’ouverture de l’ARES. De 9h à 12h et de 14h à 20h). Entrée libre

© Dernières Nouvelles d’Alsace, jeudi 20 avril 2017. – Tous droits de reproduction réservés