DNA 26 juin 2011 – Ceux qui flottent, ceux qui prennent l’eau

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Les baignoires flottantes et les jouteurs ont créé l’animation, hier, entre la presqu’île Malraux et le quai des Alpes, lors des Rencontres fluviales de Strasbourg et de la fête du quartier de l’Esplanade. Où les embarcations bricolées ont finalement pris de vitesse les barques à fond plat…

À 14h30 précise, les joutes nautiques devaient effectuer leur grand retour au centre de Strasbourg — ou du moins à deux pas. Cependant, un problème d’étanchéité a perturbé ce programme : faute d’avoir suffisamment goûté l’eau ces derniers temps, l’une des deux barques de la Société nautique 1887 de Strasbourg a dû prendre la direction de l’atelier de réparation, tandis que les organisateurs des Rencontres fluviales de Strasbourg passaient le relais au concours de baignoires flottantes.

Baptisé « Opération Archimède », celui-ci se déroulait dans le même bassin Dusuzeau, face au quai des Alpes. C’était une grande première pour l’ARES (Association des résidents de l’Esplanade) qui a pu concrétiser ce projet d’animation grâce à l’appui des Rencontres fluviales de Strasbourg (lire encadré). L’idée des baignoires venait de Marc Philibert, directeur de l’ARES, qui gardait un excellent souvenir du même concours, organisé à Macon.

Sept équipes ont décidé de se jeter à l’eau, l’ARES fournissant les baignoires ainsi que les fûts faisant office de flotteurs. « Pour nous, le défi, ce sera de tenir l’eau jusqu’au top départ », annonce Étienne Michon, de l’équipe des Kékés. Il ne croyait pas si bien dire : leur Kaka-marrant, un fier drakkar, s’est disloqué à peine mis à l’eau, sous l’œil impavide (et amusé ?) d’Eros, le terre-neuve chargé de repêcher les candidats en détresse. Malgré le mât en miettes, les bidons-flotteurs à l’air et une pauvre ancre en polystyrène en forme de débris de naufrage, l’équipe a pris son courage à deux mains : l’épave du Kakamarrant a effectué l’aller-retour entre le pont Churchill et le pont du Danube, comme les autres, propulsé par des nageurs — le règlement du concours est plutôt laxiste.

Dans une ambiance un brin potache et sous le regard d’un public de plus en plus nombreux sur les berges, la course fut rythmée par d’autres péripéties. L’équipe du Centre de loisirs jeunes de la police (Neuhof) dont la Formule 1 est parvenue la première au pont du Danube grâce à quatre rameurs et deux nageurs palmés bien entraînés… a eu beaucoup de mal à négocier un demi-tour. Quant à Alain Simprist, cycliste sur eau, auto sponsorisé par propre garage a fini par ramer avec sa coéquipière Ornella Frechard-Rizzo. La roue à aube ( « réalisée à base de disques de frein de Peugeot 406 ») actionné par une chaîne reliée à un VTT était finalement moins efficace que les rames. Mentions spéciales aux Expl’orateurs, une bande de copains qui a réalisé une belle réplique de la maison aux ballons du film Là-Haut et à l’équipe de la FMH (Fédération des malades et handicapés) pour sa case flottante.

Le « concours » s’est achevé sans qu’Eros ait eu à se mouiller le poil. Timing parfait : au même moment, la barque des jouteurs était réparée et le public a pu se diriger vers la démonstration prévue devant les anciens entrepôts Seegmuller.

Les jouteurs strasbourgeois, qui ont invité des sportifs belges à se joindre à eux, seront à nouveau en démonstration aujourd’hui à partir de 15h. Aux Rencontres fluviales de Strasbourg, le public pourra profiter d’animations et découvrir une vingtaine de bateaux de plaisance amarrés le long de la presqu’île.

Julia Mangold

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Dimanche 26 juin 2011. – Tous droits de reproduction réservés

20 Minutes 22 juin 2011 – Les baignoires feront leur course samedi

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Pascal et Pierre s’activaient, hier matin, aux derniers réglages de leur baignoire flottante.
G. Varela / 20 Minutes

Animations Démonstrations, expo de bateaux… Le week-end sera placé sous le signe de l’eau

Casse-tête, hier, pour Pascal et son père Pierre. Pas de souci pour la flottaison, mais un pépin de pédalier. Samedi, ils participent à la première course de baignoires de Strasbourg. Organisée par l’ARES, le centre socioculturel de l’Esplanade, elle entraînera sept équipages sur l’Ill, entre les ponts Churchill et Danube. « L’idée est de créer un rendez-vous annuel en invitant d’autres centres à participer », précise Olivier Fréchard, directeur du pôle animations à l’ARES.

Des heures de conception
Une baignoire, quatre fûts, deux hélices réalisées avec des bobines électriques… « Notre embarcation est faite de récupération, s’enthousiasme Pierre, moniteur militaire à la retraite. Une vingtaine de personnes ont collaboré à sa création, soit par des petits gestes pendant sa fabrication, soit par des conseils. On voulait faire une baignoire propulsée par un vélo, mais finalement c’était trop compliqué. On est donc parti sur un simple pédalier et, s’il le faut, deux personnes s’assiéront sur les flotteurs pour pagayer. On a déjà travaillé au moins cinquante heures sur la baignoire. » Et ce n’est pas fini ! Pascal, animateur dans le secteur scolaire, doit encore réaliser la figure de proue de la baignoire : « Une tête de Goldorak, lâche-t-il fièrement. On l’installera au dernier moment, samedi. Comme nous n’avons pas testé notre embarcation, on l’ajustera aussi en fonction de sa solidité une fois dans l’eau. » Suspense ! Le départ de la course sera donné à 16 h.

Philippe Wendling

Une armada d’événements

La 2e édition des Rencontres fluviales se déroule, samedi et dimanche, sur la place Churchill et la presqu’île Malraux. Au programme : présentation de bateaux de plaisance, joutes nautiques et démonstration de chiens sauveteurs… Des initiations au canoë et à l’aviron seront proposées dimanche. www.rencontres-fluviales-strasbourg.fr.

© 20 Minutes, Mercredi 22 juin 2011. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 16 avril 2011 – L’ARES veut lancer son école de théâtre

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L’assemblée générale de l’ARES a montré sa bonne santé financière et son désir quotidien d’aller de l’avant. À l’image du nouveau projet de l’association : l’école dethéâtre. Un vrai beau défi culturel, mobilisateur et générateur d’épanouissement personnel.

Avec plus de 80 bénévoles et 1 050 familles adhérentes, l’ARES constitue le pouls de l’Esplanade. Et même davantage vu la résonance de l’association.

Mardi soir, à l’occasion de l’assemblée générale, elle a prouvé sa bonne santé financière et surtout qu’elle était toujours animée par un désir d’ouverture et d’aller de l’avant, alors que se profile la perspective d’intégrer de nouveaux locaux.

« L’audace dans l’innovation » et l’hommage aux bénévoles

Dans son rapport financier, Dominique Leblanc, le trésorier, a relevé « la bonne maîtrise d’exploitation », puisque l’association a dégagé en 2010 un résultat positif de 112 999 € contre 36 218 € par rapport à l’exercice précédent.

Un peu plus de la moitié de la somme (58 000 €) est destinée à « renforcer les capitaux propres dans un souci de précaution », tandis que les 55 000 € restants alimenteront les projets associatifs « pour préparer les futurs développements de l’association. »

Parmi la multitude d’activités proposées par l’ARES, on retiendra que l’école de musique attire de plus en plus d’adolescents, que la formation d’accompagnement professionnel des assistantes maternelles de la crèche familiale a été un gros succès et que la « Cafetière », lieu de ralliement et de rendez-vous, aura une meilleure visibilité au milieu du hall d’accueil dans les nouveaux bâtiments.

De son côté, Claude Gassmann, qui a régalé l’assemblée de quelques bons mots, a mis en avant « l’audace dans l’innovation », marque de fabrique de l’association au service des Esplanadiens.

Le président de l’ARES qui devrait être reconduit pour un quatorzième mandat (le tiers du comité de direction a été réélu à l’unanimité) a également remercié les bénévoles « qui constituent toujours une ressource importante » et insisté sur le diagnostic social réalisé auprès des personnes âgées du quartier.

« Rendre l’art et la culture accessibles à tous »

En seconde partie d’AG, Marc Philibert a dévoilé une partie du tout nouveau projet de l’ARES : l’école de théâtre.

« Il ne s’agit pas d’une activité en plus, mais d’une étroite connexion avec les missions que nous assurons et les valeurs que nous défendons, notamment l’art et la culture accessibles à tous et surtout à ceux qui en sont exclus ou éloignés », explique le directeur de l’association

La force du projet, c’est aussi l’équipement (la salle du Tambourin) et la logistique fournis par l’ARES qui s’est par ailleurs associée au Laboratoire de Recherches Théâtrales (LRT) pour assurer l’enseignement.

Présent lors de l’assemblée de mardi soir, Mikhail Kroutov, le directeur du LRT, a lui aussi défendu ce projet avec enthousiasme. « L’univers du théâtre permet de développer l’esprit, le corps et le cœur », a insisté l’acteur et metteur en scène qui a étudié à l’Académie d’art théâtral de Moscou.

Ce projet « ouvert sur la ville et qui favorise la mobilité des habitants » s’adresse dans un premier temps aux enfants et aux adolescents (de 6 à 18 ans sur un cycle de deux à trois ans). À l’unanimité, il a obtenu le feu vert des votants de l’AG.

Le bémol de la Ville

Reste à convaincre la municipalité de devenir à son tour partenaire de l’école de théâtre. « Il s’agit d’un projet motivant qui peut faire boule de neige sur la ville de Strasbourg et montrer que l’éducation populaire peut se faire autrement qu’à travers les écoles de musique », a précisé le conseiller municipal Eric Schultz, lors de son intervention.

Cependant, le délégué à la démocratie locale est également resté dans son rôle de juge de paix en s’interrogeant sur l’impact de ce projet en matière de financement public.

« Il ne faudrait pas que la future école de théâtre engage l’ARES sur une pente financière délicate, a-t-il précisé. Quant à l’histoire de la salle du Tambourin, elle sera peut-être à réécrire ensemble par rapport aux orientations politiques et aux besoins du quartier. »

Le projet de l’ARES en partenariat avec le LRT devrait être déposé à la Ville de Strasbourg avant l’été.

Et si le débat semble uniquement porter sur la ligne budgétaire, l’objectif est que l’école de théâtre soit opérationnelle en septembre 2012 pour la mise en service des nouveaux locaux de l’association.

Patrick Schwertz

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Samedi 16 avril 2011. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 6 avril 2011 – Jetez-vous à l’eau avec l’ARES

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Ça promet d’être festif et jouissif.

L’association des résidents de l’Esplanade et son capitaine de vaisseau Marc Philibert en tête ont programmé un concours de baignoires flottantes qui aura lieu le samedi 25 juin (14 h) quai des Alpes entre le pont Churchill et le pont du Danube.

En pratique, l’ARES prend en charge l’organisation de cette journée, ainsi que toute la logistique. Concrètement, l’association fournit à chaque équipage une baignoire et quatre fûts de flottaison, ainsi que le prêt de gilets de sauvetage.

En association avec la 2e édition des rencontres fluviales

Il ne reste plus aux candidat(e)s qu’à faire preuve d’imagination pour décorer leur embarcation. En choisissant le matériau (tissu, carton, papier mâché etc.), les couleurs et même le logo.

Bref, c’est le moment pour chacun de décupler sa créativité pour que ces baignoires en folie coïncident avec une belle journée de rires et de délires.

Pour participer à l’opération Archimède il suffit donc de s’inscrire auprès de l’ARES qui vous transmettra tous les détails du programme, ainsi que le règlement et les modalités de fonctionnement. À noter aussi que la fête de quartier 2011 de l’ARES s’associe à la 2 e édition des rencontres fluviales. l’an dernier, une trentaine de péniches anciennes ou nouvelles transformées en bateaux de plaisance ou domiciles flottants avaient mouillé du côté de la presqu’île Malraux.

Visites guidées, stands d’information et expositions sur le tourisme fluvial, programme musical, démonstrations de courses d’aviron, sauvetages avec des chiens Terre-neuve avaient rythmé ces trois jours sur l’eau en juin 2010.

Cette année, l’ARES apporte une touche humoristique à ces rencontres fluviales tout en faisant évoluer sa fête de quartier.

Au programme de ce samedi 25 juin, outre l’opération Archimède: après-midi de jeux pour les familles, présentations de l’activité de l’association en scène, soirée dansante, stands de restauration et buvette;

Alors, n’hésitez pas vous aussi à vous jeter à l’eau pour un gros splash de rigolade.

Patrick Schwertz

Opération Archimède. Inscriptions : 03 88 61 63 82. Voir aussi sur le site de l’association : www.ares-le-site.com une vidéo sur le concours de baignoires flottantes (rubrique opération Archimède),

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mercredi 6 avril 2011. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 26 mars 2011 – L’invasion de la Citadelle

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Le 19 mars, pirates, fées, anges et autres clowns se sont donné rendez-vous récemment au parc de la Citadelle à Strasbourg.

A l’occasion de carnaval, l’ARES (Association des résidents de l’Esplanade de Strasbourg) a organisé diverses activités. Des musiciens ont animé le parc pendant que des jongleurs et cracheurs de feu réalisaient des performances impressionnant les enfants et leurs parents. Le « bonhomme hiver », sculpture réalisée par des collégiens et fabriquée à l’aide de bois et papiers mâchés, a été brûlée afin de « bien commencer le printemps ». Un bal masqué a eu lieu en fin d’après-midi et un concours a récompensé le costume le plus beau ou le plus effrayant.

L’ARES organisera une prochaine activité en juin à l’occasion de la fête du quartier.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Samedi 26 mars 2011. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 25 février 2011 – Un quartier au peigne fin

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Isabelle, Yasmine et Joseph : une enquête de terrain enrichissante. Pour tout le monde.
(Photo DNA — Jean-Christophe Dorn)

Esplanade / L’ARES a lancé une enquête sur les plus de 60 ans

Jusqu’au 17 mars, Isabelle et Yasmine sillonnent l’Esplanade pour prendre le pouls des plus de 60 ans. Sur un échantillonnage de 400 réponses, l’enquête de l’association des résidents de l’Esplanade cherche à cibler les besoins relationnels des personnes âgées et à répondre à leur isolement.

Elles vont vite devenir vos meilleures amies. Depuis le 17 janvier, Isabelle et Yasmine font du porte-à-porte. Pour la bonne cause, puisque les deux enquêtrices de l’ARES (Association des résidents de l’Esplanade) sont à l’écoute des personnes de plus de 60 ans, afin d’évaluer leurs besoins relationnels et de mesurer les risques d’isolement.

« Besoin de ce lien social »
« Tous les quatre ans, nous établissons un diagnostic social qui laisse apparaître un vieillissement de la population du quartier, souligne Marc Philibert, le directeur de l’ARES. Or, si nous voulons proposer des modes d’intervention adaptés contre l’isolement des personnes âgées et leur faciliter l’accès aux activités culturelles, par exemple, il nous faut mieux cerner les besoins. »
Sous la houlette de Patrick Colin, maître de conférence en sociologie à l’Université de Strasbourg, mais aussi en collaboration avec le service » personnes âgées » de la Ville de Strasbourg et avec les organismes de gestion de retraites, l’ARES espère engranger 400 réponses.
Le questionnaire qui porte sur des critères sociodémographiques, sur le logement, la santé, l’environnement, le quotidien, la mobilité, l’accès aux activités servira de banque de données à l’association. Une première tendance devrait se dégager d’ici l’été et une analyse plus fine des actions à mener pourrait être publiée à l’automne.
Jusqu’au 17 mars, les deux enquêtrices mandatées par l’ARES se rendent donc au domicile des plus de 60 ans. « Sur un plan personnel, c’est une expérience humaine très enrichissante, On apprend également beaucoup au contact de ces personnes, dont la plupart ont besoin de ce lien social », soulignent Isabelle et Yasmine qui ont déjà réalisé des enquêtes de terrain dans les domaines du social, du logement, de l’éducation ou des populations fragiles.
Isabelle Hégy prépare notamment un master de sociologie en « intervention sociale, conflits et développement », tandis que Yasmine Delcroix est détentrice d’un master en « développement social urbain et action publique ». Hier, les deux enquêtrices ont été accueillies chez Joseph, un retraité de 73 ans, qui réside rue de Copenhague. Autour d’un café, l’échange est convivial, souriant. « J’ai emménagé le premier dans l’immeuble en 1974 et j’ai vieilli avec le quartier », souligne cet ancien cadre des Telecom, l’une des mémoires de l’Esplanade.
Amateur de randonnées, amoureux de « la nature, des oiseaux et des ruisseaux », volleyeur pendant 25 ans à la Vogesia, le septuagénaire qui nage une fois par semaine est également un passionné de littérature allemande.

«Il nous suffisait de traverser la rue»
Mais un double séjour à l’hôpital pour une occlusion intestinale suivie de complications ont bouleversé son quotidien. « Heureusement, j’ai pu compter sur le soutien physique et moral de mes trois enfants et d’un réseau d’amis, y compris les voisins de palier, qui me faisaient les courses et même à manger. Mais sans cela, j’aurais pu basculer dans l’isolement. »
« J’ai vécu tous les changements depuis près de quarante ans. Après, tout dé pend de la perception de chacun. Aujourd’hui, le côté pratique tram + vélo qui rend le centre-ville plus proche me convient parfaitement. En revanche, je trouve que le centre commercial a perdu de son standing. Il est un peu dégradé. Au départ, c’était un lieu de commerce unique à Strasbourg avec un grand Prisunic, où on trouvait de tout. S’il nous manquait de la colle pour fixer les planches du placard, il nous suffisait de traverser la rue… »
Aujourd’hui, Joseph a repris du poil de la bête. « J’étais plutôt campagne et ma femme citadine. Mais aujourd’hui, je ne pourrais plus quitter l’Esplanade. Je vais au théâtre, au cinéma et la facilité d’accès au centre-ville a quand même des avantages que je ne voulais peut-être pas voir au début, relève-t-il.

«J’ai la nostalgie des belles boutiques de la rue de Rome»
Mais j’ai la nostalgie des belles boutiques de la rue de Rome. Il n’y a plus rien aujourd’hui. Les riverains s’en plaignent, car la plupart des commerces de proximité ont disparu : la maroquinerie, l’agence de voyage, les magasins de chaussures ou de vêtements. »

Des activités ouvertes mais sans contrainte horaire
Pendant l’entretien, Isabelle et Yasmine ont rempli le questionnaire, mais également listé les idées, les suggestions des personnes sondées sur un journal de terrain. « Par rapport à l’objectif de 400 réponses, il nous reste un peu plus de la moitié à collecter », estiment les deux jeunes femmes très complémentaires et déjà complices dans leur travail.
« Chaque rencontre est souvent une leçon de vie. Mais une tendance se dégage nettement chez les plus de 60 ans. C’est la mise en place d’activités ouvertes et surtout sans contrainte horaire », soulignent Isabelle et Yasmine qui poursuivent leurs investigations jusqu’au 17 mars.

Patrick Schwertz

Si vous souhaitez donner votre avis, si vous avez plus de 60 ans, si vous habitez à l’Esplanade, contactez l’ARES : ?03 88 61 63 82 et laissez vos coordonnées à Isabelle et Yasmine, les enquêtrices

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Vendredi 25 février 2011. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 23 décembre 2010 – Un goûter et des chansons

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Les seniors se sont retrouvés pour un goûter de Noël, la semaine dernière au centre socioculturel de l’Esplanade.
Y a de la joie, ce vendredi à la salle du Tambourin. Les fondrières de neige dissimulant les tranchées de construction du nouveau bâtiment de l’ARES* n’ont pas fait peur aux seniors. Le public est au rendez-vous de ce goûter de Noël. La salle fleure bon le vin chaud, les pâtisseries sucrées et la chanteuse Evelyne Chanut distribue les paroles de chansons de Charles Trenet, d’Edith Piaf, de Guy Béart.
Sur son accordéon de concert, Anita Pirmon illustre avec humour « Le général à vendre » de Francis Blanche. Au piano, Christian Viall souligne qu’« il n’y a plus d’après, plus d’après midi, il n’y a qu’aujourd’hui ».
Anne Westermann, l’animatrice d’Age libre et du Club des aînés, précise que dans peu de temps les seniors vont se réunir pour décider du programme du premier trimestre 2011. « Nous visitons des musées, de Strasbourg, ou, récemment, la Fondation Beyeler de Bâle ou encore l’expo des Archives municipales ou de Simultania. Nous organisons des ateliers ou des excursions à l’extérieur. Nous profitons le plus possible des infrastructures culturelles pour élargir le champ de nos curiosités. L’atelier biscuits de Noël ne nous a pas empêchés aussi de suivre les conseils d’une conférencière en diététique de la MGEN. »
Les seniors fréquentent aussi la Cafetière à l’ARES, (lieu de rencontre ou les gens peuvent attendre leurs enfants ou discuter entre amies autour d’un café ou d’un thé).
Les quelques heures de ce rendez-vous de fin d’année se sont passées comme un enchantement et, par les baies vitrées, certaines lorgnaient pour savoir si « enfin la neige a fondu, et la peur en moi a disparu, le beau temps a repris l’dessus, sans l’ombre d’un mal entendu », paroles et musique de Vincent Vallieres.

* Association des Résidents de l’Esplanade de Strasbourg, rue d’Ankara.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Jeudi 23 décembre 2010. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 14 décembre 2010 – Le Noël des enfants et des seniors

L’ARES fête doublement Noël cette semaine dans sa salle du Tambourin : mercredi avec les enfants, vendredi avec les seniors.
L’association des résidents de l’Esplanade organise demain 15 décembre la fête de Noël des enfants. De 9h30 à 12h, plusieurs ateliers seront proposés : chants, contes, cuisine, réalisation de décorations ou de cartes de Noël. Les enfants et leurs parents peuvent encore s’inscrire au plus tard le jour même jusqu’à 9h.
A 15 h, place au spectacle « Sot l’y laisse » signé par la compagnie des pêcheurs de rêves. Il y sera question de pigeonnier portatif et de colombes volantes. Mais chut, il ne faut rien dévoiler de ce numéro de clown, dont le tarif unique a été fixé à 6€ (sur réservation).
A 16h, les participantes du groupe « seniors » et « femmes intercultures » du quartier partageront leur grand goûter. A partir de 16h15, on chantera autour de Julien Barrière.
Vendredi 17 décembre, et c’est une grande première, l’ARES offre un Noël aux seniors de l’Esplanade, mais aussi de Strasbourg. Les résidents de l’ABRAPA ou de maisons de retraite sont les bienvenus. Au programme, à partir de 14h, jeux type quizz, goûter et chansons. Ce Noël des seniors est gratuit, mais il est préférable de s’inscrire avant vendredi.

Pour toute information et réservation : ARES, 10 rue d’Ankara Tél:03 88 61 63 82.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mardi 14 décembre 2010. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 22 novembre 2010 – Un concert de profs

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Les professeurs veulent montrer qu’un enseignant est aussi un musicien à part entière.
(Photo DNA – Jean-Christophe Dorn)

« Méli-mélo de musiques » : un nom tout à fait adapté au concert donné par les professeurs de l’école de musique de l’ARES, à l’Esplanade.
La réputation de cette école, créée en 1975, n’est plus à faire. Ses élèves viennent de toute la CUS pour assister aux nombreux cours de musique proposés. Près d’une vingtaine d’instruments y sont enseignés. A cela s’ajoutent les ateliers spécialisés, tels que « Papa, maman apprenez-moi une chanson », une initiation à la musique pour les nouveau-nés. Si l’ARES est si réputée, c’est surtout du fait de ses professeurs. Chaque année au mois de novembre, ces derniers organisent un concert. Le but : montrer qu’un enseignant est aussi un musicien à part entière.

Une composition éclectique
Hier après-midi, c’est devant une salle comble qu’ils ont fait passer leur message. Au programme : musique baroque, jazz, choros brésiliens. Une composition éclectique qui ne peut que rassurer les sceptiques s’il devait y en avoir.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Lundi 22 novembre 2010. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 19 novembre 2010 – Le concert des professeurs de l’école de musique

« Méli-mélo de musiques », c’est le concert que les professeurs de l’ARES donnent ce dimanche à 16h dans la salle du Tambourin de l’association, 10 rue d’Ankara. Une grande partie des 30 musiciens qui encadrent l’école de musique se retrouve sur scène dans un programme qui balaye tous les styles enseignés aux élèves.Ainsi, la musique baroque va-t-elle cohabiter avec les choros brésiliens, tandis que le classique sera mis en valeur par le jazz, et que les imprégnations du Moyen-Orient donneront toute leur saveur à l’improvisation dans un méli-mélo savoureux.Soucieuse de proposer une saison culturelle de qualité, variée et accessible à tous, l’ARES programme également des spectacles pour enfants (les « Mercredi culture »), des conférences et des concerts, dont celui de ce dimanche 21 novembre.Ce spectacle aura lieu au Tambourin, scène esplanadienne de culture, dont la forme ronde et les grandes baies vitrées avec vue sur la verdure contribuent à un moment de convivialité et de retrouvailles familiales.

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Vendredi 19 novembre 2010. – Tous droits de reproduction réservés

DNA 17 novembre 2010 – La ferme en bas de chez vous

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Sylvain et ses produits frais, c’est la ferme qui se déplace place de l’Esplanade.
(Photo DNA – Alain Destouches)

Depuis la mi-août, un marchand des quatre-saisons propose ses produits frais, place de l’Esplanade, deux fois par semaine. Un rendez-vous devenu culte. Et où on prend le temps pour tout.
La promo du jour ? « Le chou-fleur ». Navet jaune ou navet blanc ? « Le jaune est plus doux ». Produits bio ? « Non, mais on s’en rapproche en pratiquant l’agriculture raisonnée, dont l’un des objectifs est de réduire au maximum l’utilisation de pesticides, par exemple. »
Lundi, place de l’Esplanade. La pluie n’a pas refroidi les ardeurs et la bonne humeur. Ni celle de Sylvain Christen, le marchand des quatre-saisons, ni celle de sa clientèle qui depuis la mi-août a pris l’habitude de venir à la ferme.

« Je n’ai jamais autant cuisiné de ma vie »
« On prend le temps de répondre, d’expliquer, d’écouter, de se parler, souligne le jeune agriculteur de Stotzheim. Et finalement nous sommes également devenus un lieu de rendez-vous pour les résidents qui se retrouvent entre connaissances ou entre amis. Tenez, ce matin, comme il pleuvait, une habitante de 87 ans est venue nous réconforter avec une tablette de chocolat. »
La convivialité au service de la qualité. Car sur l’étal, ça sent bon les produits frais. « Je n’ai jamais autant cuisiné de ma vie », remercie une habituée. « Aujourd’hui, j’ai de la choucroute déjà cuite, si ça vous tente », propose Sylvain qui travaille avec des petits producteurs d’Epfig, d’Ebersheim ou de Hilsenheim et avec une coopérative agricole.
Poules, poulets, pintades élevés en plein air, fruits et légumes du potager ont conforté le bouche à oreille. « J’essaye d’être complet sur la demande de saison tout en variant l’offre », précise le fermier de Stotzheim. Lundi, c’était épinards, pommes de terre, céleris, oignons, noix, poireaux, carottes, mâche, radis noirs, œufs, confitures, cake salé, pommes et jus de fruits (fraises, myrtilles, framboises).

Un service à la personne

En décembre, place à la soupe toute prête et vive la volaille du réveillon en attendant les asperges 2011 que Sylvain nous promet succulentes ! « De nombreuses clientes sont des personnes âgées. Pour l’instant, je dépanne l’une ou l’autre qui a du mal à se déplacer. Mais dans les prochains temps, je vais élargir mon service à la personne en proposant de livrer les courses à domicile après le marché. Il suffira de passer commande 24 ou 48 heures à l’avance. » De quoi pérenniser une clientèle déjà séduite.

Patrick Schwertz

Le lundi et le jeudi de 7h à 13h. Place de l’Esplanade. Tél:03 88 08 06 97

© Dernières Nouvelles d’Alsace, Mercredi 17 novembre 2010. – Tous droits de reproduction réservés